9H00 - 19H00
LUNDI - VENDREDI
4 RUE JEAN SARRAZIN
69008 LYON
04 78 00 37 29
CONTACT@REATHLETIC.FR

Actualités

RETROUVEZ TOUS NOS ARTICLES

RE-TURN TO PLAY #11

Cas évoqué : prise en charge d’une épaule après opération d’une butée antérieure chez un jeune rugbyman de haut niveau

Les traumatismes liés au sport concernent principalement le membre inférieur (53,4%[1]) mais touchent également le membre supérieur, dans plus de 23%1 des cas. Parmi ce chiffre, 86%1 touchent l’épaule ! Ces blessures peuvent entraîner des problèmes d’instabilité de l’épaule et sont deux fois plus fréquents chez les sportifs que dans la population générale[2]. La prise de décision d’une chirurgie est généralement influencée  par l’âge et le niveau de sollicitation du patient (en principe jeune et sportif).

Pour réduire ces instabilités, deux interventions chirurgicales sont couramment utilisées : Latarjet, avec des taux de retour au sport de l’ordre de 67 à 71,4% chez des joueurs de rugby et de football[3] ; et Bankart, avec un retour au sport à 82,6% mais cette fois-ci chez des sportifs de niveaux et disciplines hétérogènes[4]. La question du retour au sport est une question qui revient régulièrement. Des chercheurs ont estimé qu’il était très variable[5], allant de 1,5 mois pour des pratiquants de fitness à 12 mois post-opératoire pour les sports les plus à risque, avec cependant une majorité de reprise autour du 6ème mois post-opératoire[6].

Le cas pratique étudié aujourd’hui concerne la réathlétisation d’un jeune joueur de rugby évoluant en centre de formation d’un club de rugby du Top 14 ayant subi une opération d’une butée antérieure après plusieurs épisodes de luxations antérieures. Suite à sa visite du 3ème mois post opératoire avec son chirurgien, un test d’aptitude à la réathlétisation (TAR) a été demandé pour compléter les bilans clinique et radiographique.

L’objectif du test est de valider ou non une entrée en phase de réathlétisation, en vérifiant que les amplitudes articulaires ont toutes été récupérées et que la stabilité du complexe de l’épaule est bonne. Le bilan effectué permet également d’observer les éventuels déséquilibres (lordose cervicale, enroulement des épaules, cyphose thoracique, …) et de proposer des éléments de travail pour les corriger avant d’entreprendre un travail de renforcement plus spécifique de l’épaule.

 

Suite à la passation de ce test, l’entrée en phase de réathlétisation ayant été validée, les objectifs définis ont été les suivants :

– remédier à un léger enroulement des épaules sur l’avant et une attitude cyphotique

– améliorer le contrôle neuromusculaire de l’épaule

– améliorer l’endurance et la force des articulations gléno-huméral et scapulo-thoracique

Six séances de réathlétisation ont été préconisées pour réaliser ces objectifs. Le protocole s’est déroulé en 3 phases :

Tout d’abord, les deux premières séances ont été essentiellement basées sur un travail de correction posturale et de proprioception. Les muscles stabilisateurs et fixateurs des ceintures scapulaires et pelviennes et les érecteurs du rachis.

Ensuite, les séances 2 à 4 ont été axées sur un travail de force et d’endurance de force des muscles de la coiffe des rotateurs et des muscles scapulo-thoracique. Travail sur des tempos lents, toujours en priorisant le contrôle de la gestuelle pour s’assurer d’acquérir une exécution technique idéale avant d’entamer un travail plus rapide.

Pour finir, les séances 4 à 6 ont mis l’accent  sur un travail de force vitesse, plus dynamique, pour recouvrer de la vitesse, du rythme en sollicitant les fibres rapides avec l’utilisation d’exercices tels que le tapping scapulaire ou encore l’échelle de rythme.

En fin de protocole, le jeune sportif était capable de réaliser des mouvements fonctionnels et de musculation sans aucune douleur, gène, ni appréhension. A l’issu du protocole, un test fonctionnel de retour au sport a été effectué, permettant de valider une reprise terrain progressive et spécifique.

[1] Rechik, V., Lindsay, M., Nowak, A. Sport et santé : les blessures chez les sportifs. Université de Genève, Suisse. 2007.
[2] Wang, R. Y., & Arciero, R. A. (2008). Treating the athlete with anterior shoulder instability. Clinics in sports medicine, 27(4), 631-648.
[3] Cerciello, S., Edwards, T. B., & Walch, G. (2012). Chronic anterior glenohumeral instability in soccer players: results for a series of 28 shoulders treated with the Latarjet procedure. Journal of Orthopaedics and Traumatology, 13(4), 197-202
[4] Gerometta, A., Rosso, C., Klouche, S., & Hardy, P. (2016). Arthroscopic Bankart shoulder stabilization in athletes: return to sports and functional outcomes. Knee Surgery, Sports Traumatology, Arthroscopy, 24(6), 1877-1883.
[5] Dumont, G. D., Fogerty, S., Rosso, C., & Lafosse, L. (2014). The arthroscopic Latarjet procedure for anterior shoulder instability: 5-year minimum follow-up. The American journal of sports medicine, 42(11), 2560-2566
[6] Ciccotti, M. C., Syed, U., Hoffman, R., Abboud, J. A., Ciccotti, M. G., & Freedman, K. B. (2017). Return to Play Criteria Following Surgical Stabilization for Traumatic Anterior Shoulder Instability: A Systematic Review. Arthroscopy: The Journal of Arthroscopic & Related Surgery

RÉ-ATHLETISATION #11

ABÉCÉDAIRE : QUI EST QUOI ?

Inhibition : se définit comme le frein ou la suppression d’une action. Il peut être constaté visuellement et défini lors du test isocinétique et se caractérise par un « accident » de courbe lors de contraction musculaire. Il s’agit d’un mécanisme de protection de l’intégrité de l’articulation du genou lors de la contraction musculaire. Elle apparait entre 30 et 60° degré de flexion et traduit une souffrance mécanique fonctionnelle au niveau rotulien.

Jobe Test : Test musculaire de la coiffe des rotateurs de l’épaule qui évalue le supra-épineux. Le test sera considéré comme positif si le patient ressent une douleur ou si l’on constate une faiblesse de force comparativement au côté controlatéral.

K-STARTS : Test fonctionnel du membre inférieur qui permet d’obtenir un score sur 100 points  évaluant le niveau de récupération fonctionnelle des deux membres comparés entre eux (Blakeney WG, Sports Health,  2018). Il s’accompagne d’une recommandation quant au travail à réaliser pour améliorer ses capacités fonctionnelles.

Lombo-pelvienne stability : Peters (2013) a mis en évidence l’intérêt  des exercices de  stabilisation dans l’amélioration de la stabilité lombo-pelvienne. Cela a pour effet de réduire les charges sur l’articulation femoro-patellaire.

RE-VISION #10

  1. La balance agoniste/antagoniste est-elle aussi importante que la balance jambe saine/ jambe lésée ?

Réponse : Oui. Il a été montré une augmentation du risque de blessure dans le cas d’un ratio agoniste/antagoniste déséquilibré ainsi que lors d’un déséquilibre controlatéral (Croisier, 2008).

 

  1. Pourquoi réaliser des tests fonctionnels à 6 mois post opératoire ?

Réponse : La réalisation de différents tests fonctionnels permet d’évaluer le niveau de récupération fonctionnel des patients opérés. Il a été montré que des mauvais résultats fonctionnels à 6 mois post opératoires impactaient de manière significative le taux de retour au sport (Nawasreh, 2017).

 

  1. Existe-il un temps minimum universel pour le retourner au sport après ligamentoplastie du LCA ?

Réponse : Non. Le niveau de ligamentisation du LCA (Pauzenberger, 2013) semble être suffisant à 6 mois post opératoire pour envisager une reprise progressive des activités de pivots/contacts. L’introduction des contacts se fera au 7ème mois post opératoire et la reprise de la compétition est envisageable à partir du 9ème mois post op. Une prise en charge optimale devra comporter une phase de réathlétisation pour rester dans ces délais. Toutefois, ne s’appuyer que sur délais temporels ne semble pas opportun. Il est nécessaire de s’appuyer sur des niveaux de récupération motrice pour optimiser la prise en charge individuelle des patients.

RE-TURN TO PLAY #10

Cas évoqué : Prise en charge d’une chondropathie femoro-patellaire  chez un footballeur professionnel

La chondropathie femoro-patellaire se caractérise par des lésions cartilagineuses de la trochlée ou de la rotule, les étiologies étant multiples. Elle est caractérisée par des douleurs antérieures le plus souvent en position fléchie associées ou non à des craquements dans les mouvements de flexion/extension.

Le cas pratique évoqué dans cet article concerne un footballeur professionnel international évoluant dans un championnat étranger.  Il présentait une chondropathie rotulienne. L’enjeu de sa venue chez ATHLETIC était une reprise rapide de ses capacités musculaires afin de pouvoir reprendre l’entraînement spécifique pour se laisser la possibilité de choisir le club dans lequel il souhaitait effectuer son dernier challenge. Les douleurs étaient alors récurrentes et intenses avec une forte inhibition de son quadriceps. A son arrivée chez Athletic, le joueur sortait d’une période d’inactivité de 6 semaines (douleurs à la course à pied). Suite à la réalisation du test d’aptitude à la réathlétisation, 10 séances de réathlétisation d’une durée d’1h30 encadrées par un préparateur physique spécialisé pendant 2 semaines consécutives ont été préconisées. Ce sont ajoutées 4 séances de renforcement musculaire isocinétique infra-douloureux concentrique et excentrique du quadriceps du côté symptomatique.

L’objectif principal du protocole était d’effectuer un travail de renforcement spécifique du quadriceps (en privilégiant le renforcement excentrique et plus spécifiquement le vaste medial) sans oublier d’effectuer un travail des ischio-jambiers afin de maintenir l’équilibre de la balance agoniste/antagoniste.  L’objectif secondaire était d’intégrer une préparation physique à la réathlétisation pour optimiser la reprise de début de saison.

Le protocole s’est déroulé en 2 étapes : restaurer les qualités musculaires du quadriceps puis renforcer musculairement le bas du corps avec intensification de la charge de travail associé à du travail d’endurance musculaire. Le renforcement du quadriceps à nécessité beaucoup de précaution afin de limiter les contraintes sur le cartilage tout en permettant un gain significatif de force permettant par la suite de limiter les contraintes mécaniques dans le genou. Le travail fonctionnel complexe n’a été mis en place qu’au cours de la 2ème semaine de travail.

En fin de protocole, le joueur était capable d’effectuer des courses longues, des courses à hautes intensités avec changements de direction, des sauts répétés sur sol stable et instable sans douleur ni appréhension. Il a pu reprendre l’entraînement spécifique football pour se préparer à un nouveau challenge.

RE-VISION #9

  1. Doit- on privilégier un travail musculaire fonctionnel ou un travail musculaire isolé en phase de réathlétisation sur un sportif amateur ?

Réponse : Les deux éléments doivent impérativement être réalisés. Leur proportion dans la planification dépend de leur capacité neuromusculaire mais également de leur contrôle neuromusculaire. Le travail musculaire isolé permet de rééquilibrer le niveau de force maximal du membre lésé en comparaison du membre « sain ». Le travail musculaire fonctionnel permet de retrouver la fonctionnalité des groupes musculaires en situation sportive spécifique.

  1. Le travail de force est-il indispensable lors d’une réathlétisation du LCA sur un patient non sportif ?

Réponse : Oui. Toute personne opérée, qu’elle soit sportive ou non sportive, doit réaliser un travail de force pour agir en prévention secondaire sur le membre lésé mais également en prévention primaire sur le membre « sain ».

  1. Le travail à poids de corps suffit-il pour faire un travail de force ?

Réponse : Non. Et ceci pour deux raisons :

  • l’utilisation de charges additionnelles va permettre une sollicitation plus importante des fibres musculaires et de les préparer à la surcharge subie due à l’activité physique (exemple : on subit 2.5 fois son poids de corps lors de la course à pied).
  • le travail de force en réathlétisation est sous maximal par rapport au niveau développé avant la blessure. L’utilisation de machine permet de regagner progressivement de la force maximale sans surcharger l’articulation et risquer un syndrome rotulien ou tendinopathie.

RE-TURN TO PLAY #9 – PRISE EN CHARGE DU SYNDROME FEMORO-PATELLAIRE POST LIGAMENTOPLASTIE PAR DIDT CHEZ UN RUGBYMAN PROFESSIONNEL

Une complication fréquente (10-22% [1]) après la reconstruction du LCA est le syndrome femoro-patellaire, qui reste gênant pour un tiers des genoux après la chirurgie par une greffe du tendon des ischio-jambiers [2,3]. 15% des patients ayant subi une chirurgie reconstructrice du LCA ont retardé leur reprise d’activité sportive en raison de douleurs liées au SDR [4,5].

Le cas pratique évoqué dans cet article concerne un rugbyman professionnel du Top 14.  Il présentait un syndrome femoro-patellaire à 11 mois post ligamentoplastie par DIDT avec ténodèse latérale et suture du ménisque interne. L’enjeu de sa venue chez Athletic était une reprise rapide de ses capacités musculaires afin de pouvoir reprendre l’entraînement spécifique pour préparer la deuxième partie de saison du championnat. Les douleurs étaient alors récurrentes et intenses avec une forte inhibition de son quadriceps et de ses ischio-jambiers sur certaines angulations en flexion. A son arrivée chez Athletic, suite à la réalisation du test d’aptitude à la réathlétisation, 15 séances de réathlétisation d’une durée d’1h30 encadrées par un préparateur physique spécialisé pendant 3 semaines consécutives ont été préconisées. Se sont ajoutées 6 séances de renforcement musculaire isocinétique infra-douloureux concentrique et excentrique du quadriceps du côté symptomatique.

L’objectif principal du protocole était d’effectuer un travail de renforcement spécifique du quadriceps (en privilégiant le renforcement du vaste interne) sans oublier d’effectuer un travail des ischio-jambiers afin de maintenir l’équilibre de la balance agoniste/antagoniste.  L’objectif secondaire était d’intégrer une préparation physique à la réathlétisation pour optimiser la reprise du rugby.

Le protocole devait se dérouler en 3 étapes : restaurer les qualités musculaires du quadriceps, renforcement musculaire du bas du corps avec intensification de la charge de travail et associé à du travail d’endurance musculaire, préparation physique spécifique rugby. Cependant, après 5 séances de travail, nous avons constaté de réelles difficultés biomécaniques qui empêchaient toute évolution marquée de l’état du sportif. Après concertation avec son chirurgien, il a été décidé de poursuivre la prise en charge en réathlétisation avec programmation de nouveaux examens et d’orienter uniquement le travail sur de la force. Il a alors été détecté un cyclope et un point de la suture méniscale avait lâché. Suite à une nouvelle chirurgie, le staff médical de son club l’a pris en charge en rééducation. Lors de sa période de convalescence post opératoire, le kiné du club ayant la charge de ce joueur, est venu suivre le module réathlétisation genou dispensé par Athletic.

Le staff médical du joueur a décidé de le faire venir chez Athletic pour évaluer son niveau de récupération et initier la phase de réathlétisation. Une nouvelle prise en charge de 10 séances sur 2 semaines consécutives d’une durée d’1H30 a été mise en place 1 mois après son opération. L’objectif était de recouvrer une capacité et un contrôle neuromusculaire permettant au joueur de poursuivre sa réathlétisation dans son club auprès du kiné formé et de reprendre progressivement l’entraînement spécifique.

Le nouvel enjeu pour Athletic dans le suivi de ce sportif est l’accompagnement à distance de sa prise en charge par le kiné formé. De nombreux échanges entre les différents acteurs ont permis une reprise progressive du rugby après validation du test fonctionnel K-STARTS.

La reprise intensive de l’entraînement a pu se faire lors de la réintégration du joueur dans l’effectif pour la préparation physique de début de saison. Cela lui a permis de participer aux matches amicaux de présaison et de postuler à une place de titulaire pour cette nouvelle saison en Top 14.

 

Références :

  1. Monnot et al. 1st World Sports Physical Therapy Congress, Bern, Switzerland, November 20th-21st, 2015.
  2. Culvenor AG, Collins NJ, Vicenzino B, Cook JL, Whitehead TS, Morris HG, Crossley KM. Predictors and effects of patellofemoral pain followinghamstring-tendon ACL reconstruction. J Sci Med Sport 2016; 19(7):518-523.
  3. Li et al. Knee, 18:287–293, 2011
  4. Shelbourne KD, Trumper RV. Preventing anterior knee pain after anterior cruciate ligament. Am J Sports Med 1997; 25:41–7.
  5. Savalli L, Hernandez-Sendin MI, Puig PL, Trouve P. Pain after anterior cruciate ligament reconstruction: detail and treatment. Annales de réadaptation et de médecine physique 2004; 47:299–308.
Posté dans Actualités, RE-TURN TO PLAY - Commentaires fermés sur RE-TURN TO PLAY #9 – PRISE EN CHARGE DU SYNDROME FEMORO-PATELLAIRE POST LIGAMENTOPLASTIE PAR DIDT CHEZ UN RUGBYMAN PROFESSIONNEL

RÉ-ACTION #9

Dr Thomas ROUSSEAU
Chirurgien orthopédique et traumatologie
http://orthopedie-catalane.fr

Clinique Mutualiste Catalane à Perpignan – 66

C’est aux journées lyonnaises du genou, lors d’une communication du Dr Jean-Marie Fayard que J’ai découvert les travaux réalisés à ATHLETIC.

Il animait une conférence sur les critères objectifs de retour au sport après chirurgie du ligament croisé antérieur. J’ai tout de suite été séduit par le « K-STARTS » et très vite j’ai participé aux modules de formations mis en place à ATHLETIC.

Depuis 1 an, je demande à chaque patient opéré d’une ligamentoplastie du LCA d’effectuer un test de retour au sport « K-STARTS » chez un kinésithérapeute labélisé ATHLETIC avant de reprendre tout sport pivot contact en compétition.

Il s’agit pour moi d’un outil indispensable pour une bonne récupération. Ce test nous procure une évaluation objective et me permet d’encadrer au mieux le retour sur le terrain des patients sportifs. J’ai le sentiment que cette évaluation va contribuer à réduire les risques de re-rupture. Cela permet également aux patients d’être plus confiance et de se sentir de nouveau capable de pratiquer leur activité sportive à leur niveau initial.

J’ai également eu l’occasion de travailler avec l’équipe d’ATHLETIC dans le cadre de la prise en charge d’un rugbyman professionnel suite à une lourde intervention après une grave entorse du genou.

Après une phase de récupération de bonne qualité, ce joueur a présenté des douleurs persistantes qui l’ont handicapé dans sa récupération fonctionnelle.

Les délais de récupération s’allongeaient et il avait du mal à progresser pendant ses séances de réathlétisation.

Je l’ai donc orienté vers ATHLETIC afin qu’il puisse profiter de leur expertise et bénéficier d’un protocole de réathlétisation adapté.

Nous avons organisé une prise en charge multidisciplinaire. Cela a permis la réunion des équipes médicales de Perpignan, du Centre Orthopédique Paul Santy (Dr Capel, Dr Fayard) et d’ATHLETIC.

Nous avons pu identifier le problème et proposer une nouvelle opération sur Perpignan.

Son kinésithérapeute, Nadir El Fassi, qui avait préalablement suivi la formation ATHLETIC et Gregory Vignes Préparateur Physique à Athletic ont mis au point un programme personnalisé de rééducation puis de réathlétisation.

Après sa nouvelle phase de récupération, il a pu terminer son protocole et passé avec succès son « K-STARTS ». Il a maintenant réintégré le groupe pro. Il a retrouvé son niveau de jeu initial et évolue à nouveau en Top 14.

Ce que j’ai apprécié chez ATHLETIC, c’est la facilité d’échanges, la compétence de l’équipe et leur souci d’évaluation au retour au sport grâce à des éléments factuels (K-STARTS).

RE-FLEXION #8

Nous avons le plaisir de vous annoncer que nous venons d’avoir la confirmation de la publication scientifique de notre article sur le test fonctionnel K-STARTS (Validation of a Composite Test for Assessment of Readiness for Return to Sports After Anterior Cruciate Ligament Reconstruction: The K-STARTS Test) dans la revue américaine Sports Health.

Cette publication est une première étape qui valide statistiquement la qualité de l’étude et l’utilisation du score composite obtenu lors du test.

L’étape suivante consiste à établir une échelle de valeur entre le score obtenu par les sportifs lors de la passation du K-STARTS et leur taux de retour au sport à leur niveau initial deux ans après la chirurgie. L’évaluation de leur niveau de récupération fonctionnel permettra de valider une reprise progressive de leur activité et/ou d’orienter cette reprise en fonction des déficits observés.

La validation de ce score permettra d’obtenir un élément objectif dans la prise de décision du retour au sport.

Pour rappel, le K-STARTS regroupe un ensemble de tests validés dans la littérature scientifique permettant d’apprécier le contrôle neuromusculaire du membre inférieur lors de la réalisation de mouvements dynamiques. Ce test vient en complément du testing clinique et de l’évaluation des capacités neuromusculaires (réalisée au travers du test isocinétique).

En savoir plus sur le test K-STARTS et la formation

RE-ATHLETISATION de A à Z #7 – ABÉCÉDAIRE : C’EST QUOI ?

Upper quarter Y balance test

Test fonctionnel de la mobilité et de la stabilité du membre supérieur (Gorman, 2012). L’UQYBT est le premier test fiable conçu pour évaluer fonction dynamique unilatérale du membre supérieur en chaîne cinétique fermée stricte (Westrick, 2012). Ce test ne peut en revanche être utilisé pour évaluer la force du membre supérieur (Borms, 2016).

Vitesse d’exécution (tempo)

Vitesse de déplacement d’une charge en musculation (en secondes). Il est important de considérer le tempo comme un facteur de progression et de performance. Il se compose de 4 chiffres correspondant à 4 phases bien définies : le mouvement excentrique, la phase de transition avec le mouvement concentrique (isométrie 1), le mouvement concentrique et la phase de transition avec le mouvement excentrique (isométrie 2). En fonction de l’objectif de la séance de force, le tempo va être tout autant  adapté que la charge de travail. Pour exemple, un travail de force maximale peut se faire en 3020, un travail d’explosivité en 2010.

Warm up

Phase d’échauffement essentielle au bon déroulement de la séance de travail. Elle doit être adaptée et orientée en fonction de l’objectif principal de la séance. Cette phase dure en moyenne 15 min maximum. Elle doit permettre d’optimiser la qualité du travail effectué. Par exemple, pour une séance de force maximale, un travail de mobilité articulaire puis de mouvements fonctionnels pluri-articulaire et ensuite 2 à 3 passages d’échauffement spécifique sur les machines que l’on souhaite utilisée, vont permettre d’obtenir l’activation neuromusculaire nécessaire à une réalisation qualitative des  mouvements demandés.

RE-COMMANDATION #7 – Intérêt du travail de coordination motrice

Lors des principales activités de pivots/contacts, les joueurs doivent se déplacer sur un terrain en tenant compte de situations dites « ouvertes » comprenant les adversaires, les partenaires et le ballon.  La qualité d’agilité semble apparaître comme qualité essentielle à la pratique du sport notamment à haut niveau. L’agilité peut être définie comme un mouvement rapide du corps entier avec changement de vitesse ou de direction en réponse à un stimulus. Selon le modèle de Sheppard (2006), l’agilité intègre une composante cognitive et une composante physique. La composante physique repose sur la vitesse linéaire du sujet, sa réactivité, ses qualités musculaires, sa technique et certaines caractéristiques anthropométriques. La qualité de proprioception en statique et en dynamique complète ses facultés.

Pour améliorer son agilité, il convient, en parallèle du travail de renforcement musculaire, de mettre en place en place des exercices dynamiques pluri-articulaires afin de se rapprocher au mieux de la pratique sportive. Cependant, les mouvements réalisés lors de son activité sont complexes et  nécessite une décomposition. Ce travail de simplification permet de recréer progressivement un schéma moteur efficient.

Pour cela, nous avons à notre disposition du petit matériel tel que les steps, les cerceaux, l’échelle de rythme,…

Lors de la mise  en place de nos exercices, l’important va être de planifier les exercices en maîtrisant leur complexification pour se rapprocher progressivement des mouvements spécifiques de l’activité pratiquée.

L’avantage de ce travail de pliométrie horizontale, outre le fait de développer son habileté motrice, est de favoriser l’activation des fibres rapides et donc de réduire le délai d’activation musculaire.

Posté dans Actualités, RE-COMMANDATION - Commentaires fermés sur RE-COMMANDATION #7 – Intérêt du travail de coordination motrice