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RÉ-ATHLÉTISATION : ABÉCÉDAIRE – NOVEMBRE

ABÉCÉDAIRE J, K et L : QUI EST QUOI ? 

Motoneurones*

Les motoneurones situés dans la moelle épinière sont innervés par des neurones excitateurs provenant du cortex cérébral et des neurones modulateurs issus du noyau du raphé. Chaque motoneurone intègre en permanence des dizaines de signaux qui modifient son potentiel de membrane. Il est cependant essentiel que le seuil de déclenchement du potentiel d’action ne soit pas atteint de façon inappropriée, faute de quoi des mouvements intempestifs seraient générés. Au repos, les motoneurones ont un potentiel de membrane relativement négatif, évitant ainsi les déclenchements inappropriés de potentiels d’action. Pourtant lorsque l’individu est actif, les motoneurones doivent être recrutés rapidement. La sérotonine entre alors en jeu. Chaque motoneurone innerve un groupe de fibres musculaires appartenant à un muscle donné.

L’activité des neurones sérotoninergiques varie avec les rythmes circadiens et l’activité motrice. L’excès de sérotonine libérée au niveau des synapses entraîne une inhibition des canaux ioniques sodiques responsables de la genèse des potentiels d’action. En conséquence, l’activation des motoneurones par les synapses excitatrices génère moins de potentiels d’action et donc une contraction musculaire moins intense.

Cette forme de « fatigue motrice », qui n’est pas d’origine musculaire, permet d’éviter l’épuisement de l’organisme au cours d’efforts prolongés. En réduisant le gain des motoneurones, la sérotonine assure également la rotation des unités motrices innervant un même muscle et donc une utilisation plus efficace des ressources musculaires. En utilisant le même neuromodulateur, à la fois pour faciliter et inhiber l’activité des motoneurones, la nature a mis au point un système particulièrement fiable qui permet à la sérotonine d’encadrer l’intensité de l’activité motrice

* Perrier JF. Encadrement de l’excitabilité des motoneurones par la sérotonine. Med Sci (Paris) 2013 ; 29 : 564–566.

Neer (protocole)

Le protocole de Neer est un programme d’auto-rééducation visant à recouvrir les amplitudes articulaires après une opération. Dès 1972, Charles Neer estime que la récupération des amplitudes articulaires, avec notamment une auto-mobilisation des patients, devait précéder le recouvrement de la force.

Par la suite, ce protocole a évolué et a notamment été modifié par Jean-Pierre Liotard, médecin rééducateur de l’épaule au Centre Orthopédique Paul Santy.

Pour les patients opérés d’une butée antérieure de l’épaule, ce protocole comporte 3 phases de mouvements spécifiques qui débutent dès le lendemain de l’opération et qui se poursuit jusqu’au 3ème mois post-opératoire.

Omoplate

L’omoplate, dorénavant appelé scapula dans la nouvelle nomenclature, est un des os du complexe de l’épaule, avec la clavicule et l’humérus. L’omoplate se situe au niveau postéro-supérieure du thorax et forme un angle de 30° avec le plan frontal supérieur, ce qu’on appelle communément le plan scapulaire.

L’omoplate est un os plat, de forme triangulaire et se compose de 3 structures bien distinctes :

  • Des surfaces planes avec notamment la fosse sous-scapulaire et les fosses infra et supra-épineuses
  • Des apophyses osseuses : coracoïde, épine dorsale et acromion
  • Une surface cartilagineuse : la cavité glénoïde

RÉ-ATHLÉTISATION : ABÉCÉDAIRE – SEPTEMBRE

ABÉCÉDAIRE J, K et L : QUI EST QUOI ? 

Judo

Le judo est un art martial japonais et sport olympique depuis les Jeux de Tokyo en 1964. Il est notamment composé de combats au sol et debout. Une étude (Pocecco et al., 2013) commandée par la fédération internationale de judo a été réalisé afin de mieux connaître les blessures liées à ce sport et mieux les appréhender. Ainsi, on apprend que la main est l’articulation la plus touchée (avec, dans la plupart du temps, des blessures aux doigts) et représentent 30% du total des blessures quand le genou arrive en seconde position avec 28% puis l’épaule, en troisième position, avec près de 22%. Les luxations de l’articulation gléno-humérale, liées aux chutes sur les mains, et les ruptures du ligament croisés représentent deux des principaux traumatismes observés dans ce sport et qui génèrent le plus de jours d’absence.

Kyste :

Le kyste poplité ou kyste de Baker est souvent concomitant à une pathologie articulaire du genou. Chez l’enfant, il est le plus souvent primaire alors que chez l’adulte, il est généralement secondaire à une pathologie inflammatoire ou dégénérative sous-jacente. Il se développe principalement dans le creux poplité au niveau de la bourse située entre le semi-membraneux et le chef medial du muscle gastrocnemien. Ce kyste est toujours bénin. Lorsque le diagnostic est posé, la prise en charge peut se faire de 3 manières : soit il se résorbe de lui-même sans intervention, soit il peut être traité par ponction et infiltration, soit il peut y avoir une intervention sous arthroscopie.

Dans tous les cas, il est important de rechercher la cause de cette réaction.

Latarjet :

La procédure de Latarjet est une technique chirurgicale, créée par le chirurgien et anatomiste lyonnais du même nom en 1954, permettant de réduire les instabilités antérieures récidivantes de l’articulation gléno-humérale. Elle consiste à déplacer le processus coracoïde au travers du sous-scapulaire et de venir le fixer, à l’aide de deux vis, au niveau du bord antérieur de la glène. Le mécanisme de stabilité est alors double puisque cette technique permet d’augmenter la surface osseuse entre la glène et la tête humérale et également en permettant une meilleure contraction du tendon conjoint lors de mouvements à risque, recentrant la tête humérale dans l’articulation.

RE-TURN TO PLAY – SEPTEMBRE

Prise en charge en réathlétisation d’un jeune footballeur à 4,5 mois post opératoire d’une rerupture du LCA

La rupture du ligament croisé antérieur (LCA) du genou est l’une des blessures les plus graves chez les sportifs. Aux Etats-Unis, il est recensé entre 100 000 et 200 000 ruptures du ligament croisé par an (1). Le taux de blessure du LCA est plus élevé chez les jeunes athlètes pratiquant un sport avec des changements de direction à vitesse élevée, des pivots et des contacts (2-3).
La re-rupture ipsilatéral ou une rupture controlatérale n’est pas à exclure. En effet, dans sa métha-analyse de 2016, Wiggins (4) a pu observer, en moyenne, 15% de rechute (controlatéral et ipsilatéral). En poussant plus loin sa recherche, il a intégré des études comprenant un taux de re rupture associée à l’âge des patients. En effet, les jeunes (<25 ans) sont une population plus à risque avec un taux de 21%.

Le cas pratique étudié aujourd’hui concerne la réathlétisation d’un jeune footballeur après une rechute d’une ligamentoplastie, à 10 mois post opératoire. Il a été opéré avec une chirurgie par DIDT (droit interne et demi tendineux) et la seconde avec la méthode Kenneth Jones (prélèvement tendon rotulien) avec une reconstruction du ligament antero-lateral (ténodèse latérale) ainsi qu’une suture des ménisques, interne et externe. Ce patient évolue dans un centre de formation en catégorie U19.

L’enjeu de sa venue chez Reathletic était une reprise rapide de ses capacités musculaires et fonctionnelles afin de pouvoir reprendre l’entrainement progressivement avec le club.
Nous avons commencé la phase de réathlétisation à partir de 4mois ½ post opératoire, et nous l’avons accompagné jusqu’au 6ème mois. Une seconde phase, de préparation physique, a été réalisé après 2 semaines de coupure, avant de repartir en club.

• 1ere phase :
10 séances de réathlétisation d’une durée d’1 heure, encadrées un préparateur physique spécialisé, ont été réalisées, ainsi qu’un programme de course à pied à effectuer en autonomie avec une augmentation progressive de la charge de travail.
Des douleurs rotuliennes étaient présentes au début du protocole ainsi qu’une douleur postéro-externe qui était présente depuis la seconde opération.

L’objectif principal du protocole était d’effectuer un travail de renforcement spécifique du quadriceps, des ischio-jambiers, des stabilisateurs de hanche, en intégrant progressivement le travail pliométrique pour aller vers un travail spécifique à l’activité.

  • Le protocole de la phase de réathlétisation s’est déroulé en 3 étapes :
    La première étape avait pour but de diminuer les douleurs rotuliennes à travers un travail de renforcement du quadriceps. L’activation du vaste medial en chaine cinétique ouverte à travers un travail isométrique à faible charge associé à un travail excentrique avec augmentation progressive de la charge a permis une disparation des douleurs rotuliennes. Les douleurs postéro-externes ont progressivement diminué durant le protocole avec un réapprentissage du travail de contraction des ischio-jambiers. Infra-douloureux est le maître mot lors de cette période. Nous avons donc débuté par un travail de renforcement excentrique des ischio-jambiers avec une prédominance sur la course interne, associé à un travail concentrique en utilisant le glute (CF: photo 1). Des difficultés d’activation des ischio-jambiers et un manque de force en course interne étaient présents.
    En parallèle, nous avons associé un travail de coordination et de motricité dans l’axe ainsi qu’un travail proprioceptif.
  • la seconde étape avait pour but de développer la force excentrique et concentrique du quadriceps et des ischio-jambiers, ainsi que le renforcement des muscles stabilisateurs de hanche. Nous avons intégré le travail postural dans le but de maitriser le genu valgum dynamique. Lors de cette période les douleurs postéro-externes se faisaient ressentir sur les exercices de pliométrie que nous avions intégrés progressivement.
  • la dernière étape était axée sur la reprise progressive d’appuis, l’intégration des changements de direction, de la pliométrie et des courses à haute intensité. Puis au fur et à mesure, nous nous sommes orientés vers du spécifique football.

Notre fil rouge de renforcement de la course interne des ischio-jambiers a permis de faire disparaitre les douleurs présentes et de pouvoir réaliser l’ensemble des exercices.

Dans le cadre de son suivi post-opératoire, ce joueur a passé un test isocinétique ainsi qu’un test de fonctionnel (K-STARTS). Sur le test isocinétique nous avons pu observer un manque de force en excentrique de 18%. Les autres valeurs du test étaient bonnes. Concernant le test K-STARTS, il a obtenu un score de 100/100 avec une validation de la maitrise fonctionnelle (part primordiale dans l’objectif de reprise).

Lors de la seconde phase, nous avons continué à travailler les ischio-jambiers en l’intégrant dans une préparation physique spécifique football.

Ce jeune joueur a pu reprendre l’entrainement adapté sur terrain à 6 mois et demi post-opératoire et l’entraînement collectif sans contact à 7 mois.

Bibliographie :

(1) Ahldén M, Samuelsson K, Sernert N, Forssblad M, Karlsson J, Kartus J. The Swedish National Anterior Cruciate Ligament Register: a report on baseline variables and outcomes of surgery for almost 18,000 patients. Am J Sports Med. 2012; 40(10):2230–2235. [PubMed: 22962296]
(2) Andernord D, Desai N, Bjornsson H, Ylander M, Karlsson J, Samuels-son K. Patient predictors of early revision surgery after anterior cruciate ligament reconstruction: a cohort study of 16,930 patients with 2-year follow-up. Am J Sports Med. 2015; 43(1):121–127. [PubMed: 25325560]
(3) Brophy RH, Stepan JG, Silvers HJ, Mandelbaum BR. Defending puts the anterior cruciate ligament at risk during soccer: a gender-based analysis. Sports Health. 2015; 7(3):244–249. [PubMed: 26131302]
(4) Wiggins AJ, Grandhi RK, Schneider DK, Stanfield D, Webster KE, Myen GD. Risk of Secondary Injury in Younger Athletes After Anterior Cruciate Ligament Reconstruction: A Systematic Review and Meta-analysis. Am J Sports Med. 2016 Jul; 44(7): 1861–1876.

1ère phase

2ème phase

RÉ-ATHLÉTISATION : ABÉCÉDAIRE – MARS

ABÉCÉDAIRE G, H et I : QUI EST QUOI ? 

GHD (Glute Haime Developer)

Support de musculation qui permet un développement, grâce à différentes contractions musculaires (isométrique, excentrique, concentrique), de toute la chaine postérieure avec notamment une plus grande sollicitation musculaire au niveau des ischio-jambiers et des érecteurs du rachis.

Humérus :

Os du complexe de l’épaule qui est composé de 3 parties (deux extrémités et le corps). Plusieurs muscles, qui composent le complexe de l’épaule, viennent s’insérer sur cet os qui fait partie des os les plus longs du corps humain.

  • Extrémité supérieure : on retrouve la tête humérale, qui vient former l’articulation gléno-humérale lorsqu’elle vient en contact avec la glène, le trochiter et le trochin ainsi qu’une rainure verticale qui accueille le tendon du long biceps. De plus, le sous-scapulaire, le supra-épineux, l’infra-épineux ainsi que le petit rond viennent s’y insérer.
  • Corps de l’os ou diaphyse : on y retrouve les insertions musculaires du grand rond, grand dorsal, du grand pectoral, du deltoïde et des faisceaux latéraux et médiaux du triceps brachial
  • Extrémité inférieure : partie élargie qui présente ce qu’on appelle la palette humérale avec des surfaces articulaires correspondantes aux os de l’avant-bras afin de former l’articulation du coude. Les muscles fléchisseurs de l’avant-bras viennent s’y insérer

IMVC (Isometric Maximum Voluntary Contraction) :

Méthode standardisée d’évaluation pour les mesures de force musculaires qui consiste à réaliser une contraction maximale volontaire isométrique contre une résistance comme un dynamomètre manuel. Cela permet une évaluation isolée de certains muscles ou groupes musculaires. Cette méthode est par exemple utilisée afin d’évaluer les potentiels déséquilibres en rotation interne et externe de l’épaule chez des sujets opérés d’instabilité récidivante.

RE-TURN TO PLAY – MARS

Prise en charge d’une luxation antérieure de l’épaule avec paralysie du plexus brachial

La sensibilité et la motricité du membre supérieur est fournie par le plexus brachial qui est composé des nerfs issus des racines spinales de C5 à T1. Le déplacement de la tête humérale en dehors de la cavité glénoïde, lors d’un traumatisme ou d’un accident, peut entraîner une lésion de ce dernier.

Le cas évoqué dans cet article concerne une jeune femme de 27 ans pratiquant du sport loisir et qui ,suite à une chute en ski (choc épaule contre un bloc de glace) présentait une luxation antérieure de l’épaule, associée à une paralysie du plexus brachial.

En l’absence de récupération au bout de 3 mois (hématome non résorbé et fibrosé), une exploration chirurgicale avec neurolyse  a été réalisée. Une longue phase de rééducation a été menée, permettant une récupération partielle des amplitudes. Suite à cela elle a souhaité mettre en place une phase de réathlétisation pour reprendre ses activités sportives dans les meilleures conditions.

Pour débuter cette phase, nous avons realisé un test d’aptitude à la réathlétisation à 18 mois post opératoire afin de connaitre sa capacité à suivre ce processus. Ce bilan a mis en évidence :

-Une contracture au niveau du trapèze supérieur du côte lésé

-Un déficit d’amplitude en rotation médiale et latérale associé à des douleurs sur les derniers degrés

-Un déficit de force et d’endurance de force

Une prise en charge de 10 séances de réathlétisation a été préconisée.

L’objectif principal de notre protocole était de retrouver une capacité de mouvements sans gêne ni douleur (travail d’amplitude) et des capacités musculaires (travail de renforcement) afin de poursuivre sereinement ses différentes activités sportives.

La 1ere phase était axée sur un travail d’étirement pour éliminer les tensions musculaires et améliorer la mobilité du rachis cervical et de l’épaule (travail postural et proprioceptif).

Les exercices sont réalisés à poids de corps sur des surfaces stables, en statique puis en dynamique à vitesse très lente (sans douleur).

La 2eme phase a mis l’accent sur le renforcement des muscles stabilisateurs de l’articulation scapulo-thoracique puis de la gléno-humérale, avec un travail en tempos variés pour stimuler spécifiquement les qualités de proprioception, d’endurance et de force.

La 3eme phase était plus orientée vers un travail fonctionnel en relation avec les activités physiques variées. Le travail de proprioception se complexifie avec l’ intégration d’exercices sur plan instable et/ou avec charge instable pour stimuler les capacités de coordination et de stabilisation articulaires en dynamique.

Le travail s’intensifie en phase quatre, phase de travail fonctionnel spécifique, avec la mise en place de situations plus contraignantes combinant des exercices de proprioception, de renforcement global, de parcours sur l’échelle de rythme. Exercices réalisés sous forme de circuit training .

 

A l’issu du protocole de réathlétisation, notre sportive a réalisé un test de retour de sport où elle a obtenu de très bons résultats (tests de force analytique et fonctionnelle). Elle a ainsi pu reprendre progressivement ses activités physiques.

RE-TURN TO PLAY – JANVIER

Prise en charge d’une chondropathie femoro-patellaire  chez un footballeur professionnel

La chondropathie femoro-patellaire se caractérise par des lésions cartilagineuses de la trochlée ou de la rotule, les étiologies étant multiples. Elle est caractérisée par des douleurs antérieures le plus souvent en position fléchie associées ou non à des craquements dans les mouvements de flexion/extension.

Le cas pratique évoqué dans cet article concerne un footballeur professionnel international évoluant dans un championnat étranger.  Il présentait une chondropathie rotulienne. L’enjeu de sa venue chez REATHLETIC était de recouvrer ses capacités musculaires afin de pouvoir reprendre l’entraînement spécifique après la trêve hivernale pour participer à la deuxième partie de saison. Les douleurs étaient alors récurrentes et intenses avec une forte inhibition de son quadriceps. A son arrivée chez REATHLETIC, le joueur sortait d’une phase de réathlétisation qui n’avait pas portée les fruits escomptés. En effet, l’inhibition douloureuse était toujours présente et ses schémas moteurs, notamment lors des sauts, étaient fortement perturbés. Suite à la réalisation du test d’aptitude à la réathlétisation, une première phase 10 séances de réathlétisation d’une durée d’1h30 encadrées par un préparateur physique spécialisé pendant 2 semaines consécutives ont été préconisées.

L’objectif principal de cette première phase du protocole était d’effectuer un travail de renforcement spécifique du quadriceps (en privilégiant le renforcement excentrique et plus spécifiquement le vaste medial) sans oublier d’effectuer un travail des ischio-jambiers afin de maintenir l’équilibre de la balance agoniste/antagoniste.  Un travail de renforcement des muscles abducteurs/rotateurs externes et des muscles adducteurs de hanche est venu compléter ce programme.

Le protocole s’est déroulé en 2 étapes :

  • Restaurer les qualités musculaires du quadriceps puis renforcer musculairement le bas du corps avec intensification de la charge de travail associé à du travail d’endurance musculaire. Le renforcement du quadriceps à nécessité beaucoup de précaution afin de limiter les contraintes sur le cartilage tout en permettant un gain significatif de force permettant par la suite de limiter les contraintes mécaniques dans le genou. Le travail fonctionnel n’a pu être mis en place qu’au cours de la 2ème semaine de travail au vue de la difficulté à réintégrer les « bons » schémas moteurs.

A l’issu de cette première phase, une période de repos de 10 jours a été imposée au sportif afin de favoriser la surcompensation du travail effectué en première phase.

  • Une deuxième phase de 10 séances sur 2 semaines consécutives a ensuite été mise en place. L’objectif principal de cette deuxième phase du protocole était d’intégrer une préparation physique à la réathlétisation pour optimiser le retour à l’entraînement collectif. La première semaine du travail a été basée sur du travail en salle pour s’assurer d’une capacité et d’un contrôle neuromusculaire suffisant permettant de reprendre l’entraînement sur terrain avec crampons. Le travail de préparation sur terrain a donc débuté au cours de cette deuxième semaine avec du travail d’appuis, des changements de direction, du travail avec ballon, du travail intermittent avec et sans ballon et du travail devant le but.

En fin de protocole, le joueur était capable d’effectuer des courses longues, des courses à hautes intensités avec changements de direction, des sauts répétés sur sol stable et instable sans douleur ni appréhension. Il a pu retourner dans son club afin de poursuivre le travail entrepris pour permettre une reprise de l’entrainement collectif début janvier.

RÉ-ATHLETISATION : ABÉCÉDAIRE – JANVIER

ABÉCÉDAIRE D, E et F : QUI EST QUOI ? 

Dips :

Exercice de musculation qui se fait à poids de corps et qui permet de renforcer les membres supérieurs avec une action localisée principalement sur les pectoraux et les triceps. C’est un exercice dit poly-articulaire puisque plusieurs articulations rentrent en jeu dans la réalisation de ce mouvement.

Élévateur de la scapula :

Muscle qui fait partie du complexe de l’épaule. Il s’insère au niveau du processus transverse des vertèbres cervicales 1 à 4 et se termine sur le bord médial de la scapula, au-dessus de l’épine. C’est un muscle dit profond et qui est recouvert par le trapèze. L’élévateur de la scapula a plusieurs rôles :

  • Lorsque le point fixe est la colonne cervicale : il élève, avec une légère adduction et met en sonnette interne la scapula
  • Lorsque l’omoplate est le point fixe : il permet une extension, une inclinaison et une rotation du côté homolatéral

Foam Roller :

Outil maintenant largement répandu dans le domaine sportif dont l’utilisation permet, entre autres, une activation musculaire lors des phases d’échauffement (MacDonald et al, 2013), une augmentation des amplitudes articulaires (Wilke et al, 2019) et également une atténuation des douleurs (Behm et al, 2017). Il se présente sous différentes formes et tailles et peut posséder différents styles de « picots » pour agir sur tous les types de muscles.

RE-TURN TO PLAY #15

Le cas pratique étudié aujourd’hui porte sur un sportif amateur pratiquant le cyclisme sur route et le VTT. Ce sportif a été opéré à la suite d’une luxation (perte permanente et complète des surfaces articulaires au niveau de l’articulation glénohumérale) provoquée par une chute sur la main lors d’une sortie.

A 4,5 mois post-opératoire, il est venu au centre ATHLETIC afin de passer le S-STARTS, pour valider, ou non, son retour au sport.

A la suite de cette batterie de tests, ses résultats étaient en deçà de ses attentes initiales et nous avons pu observer plusieurs déficits : ses muscles de sa coiffe des rotateurs étaient plus faibles sur son épaule opérée, il manquait d’explosivité, de puissance et également d’endurance musculaire. 6 séances de réathlétisation lui ont été préconisées. Il a donc fallu prendre en compte les déficits observés mais également les spécificités et exigences de son activité physique.

Sa réathlétisation a été axé autour de 3 axes principaux :

  1. Postural et proprioceptif
  2. Renforcement des muscles spécifiques
  3. Développement des qualités physiques spécifiques de son sport
  • La première phase, commune à toutes les réathlétisations d’épaule, était axée sur le travail postural où l’on a débuté avec des exercices simples, à poids de corps, sur des surfaces stables en privilégiant un tempo lent et un contrôle neuro-musculaire. Nous avons également débuté la phase proprioceptive avec des tâches motrices simples.
  • Pour la seconde phase, nous avons entrepris un travail de renforcement spécifique des muscles stabilisateurs de la scapulo-thoracique avec, notamment, du travail de tirage unilatéral en complexifiant la tâche au fur et à mesure. Nous avons également continué notre travail de proprioception en augmentant la difficulté progressivement.
  • Enfin, pour la troisième et dernière phase, nous avons axé notre travail de développement des qualités physiques en essayant de se rapprocher des spécificités de son activité. Nous avons donc réalisé plusieurs circuits d’endurance de force où le sportif devait faire des exercices avec des échelles de rythmes couplés à un travail avec un trampoline dans le but de réadapter son épaule aux contraintes d’absorption.

A la fin de ces séances, le sportif a été capable de reprendre son sport et toutes ses activités professionnelles sans douleur ni appréhension.

RÉ-ATHLETISATION #15

ABÉCÉDAIRE A, B et C : QUI EST QUOI ? 

Acromio-claviculaire :

Une des articulations qui composent le complexe de l’épaule. Elle relie deux surfaces ovalaires, situées sur l’acromion et l’extrémité externe de la clavicule. Un ménisque est également présent chez certaines personnes. La forme ovalaire des surfaces permet surtout des mouvements de glissement et également d’ouverture-fermeture de l’angle formé par les deux os.

BattleRope :

Outil servant soit en réathlétisation soit en préparation physique. La BattleRope, ou corde ondulatoire en français, est une corde dont la longueur et le poids varient selon l’objectif ciblé. Elle s’est développée ces dernières années avec la démocratisation du cross-training et permet de travailler simultanément des composantes de force, d’endurance de force, de gainage et de cardio suivant l’exercice utilisé.

CKCUEST (Closed Kinetic Chain Upper Extremity Stability Test) :

Test utilisé généralement par les professionnels de santé et du sport (kinésithérapeutes, préparateurs physique, entraîneurs, …) pour évaluer la stabilité et la puissance des membres supérieurs sur un exercice en chaîne cinétique fermée. Ce test a été publié dans la littérature scientifique en 2000 par Goldbeck et collaborateurs et a été modifié par Degot et collaborateurs en 2019 afin d’y ajouter une notion de normalisation par rapport à notre envergure.

RÉ-ATHLÉTISATION U, V, W et X

Unilatéral : consiste à réaliser des exercices en ne travaillant qu’un côté à la fois. En réathlétisation, le travail unilatéral est à privilégier afin de compenser les déficits constatés en renforçant spécifiquement le membre lesé.

Velocity Based Training (VBT) : méthode de développement de la puissance et de la force maximale. Cette méthode est basée sur le calcul de la vitesse d’exécution d’une barre ou d’un mouvement, en m/s.  Elle peut se faire à l’aide d’un boîtier placé au sol avec un fil directement relié à la barre (OpenBarbell) ou bien à l’aide d’application et de capteurs placés sur la barre (Beast, Push, Atlas WristBand). Elle permet un feedback immédiat de l’exécution du mouvement afin de s’assurer de la pertinence de la charge en fonction de l’objectif fixé.

Wall Ball : exercice issu du CrossFit dont l’objectif est un lancer de ballon lesté contre un mur. C’est un exercice qui implique une bonne exécution en squat ainsi qu’une bonne technique de poussée. Il peut être utilisé dans des cycles de développement de puissance, en préparation physique comme en réathlétisation.

Xiphoïde : structure osseuse ou bien cartilagineuse qui se situe sur la partie inférieure de sternum, sur laquelle s’attache des muscles intercostaux. Cette zone peut devenir douloureuse suite à des efforts musculaires importants.