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RÉ-ATHLÉTISATION : ABÉCÉDAIRE – MARS

ABÉCÉDAIRE G, H et I : QUI EST QUOI ? 

GHD (Glute Haime Developer)

Support de musculation qui permet un développement, grâce à différentes contractions musculaires (isométrique, excentrique, concentrique), de toute la chaine postérieure avec notamment une plus grande sollicitation musculaire au niveau des ischio-jambiers et des érecteurs du rachis.

Humérus :

Os du complexe de l’épaule qui est composé de 3 parties (deux extrémités et le corps). Plusieurs muscles, qui composent le complexe de l’épaule, viennent s’insérer sur cet os qui fait partie des os les plus longs du corps humain.

  • Extrémité supérieure : on retrouve la tête humérale, qui vient former l’articulation gléno-humérale lorsqu’elle vient en contact avec la glène, le trochiter et le trochin ainsi qu’une rainure verticale qui accueille le tendon du long biceps. De plus, le sous-scapulaire, le supra-épineux, l’infra-épineux ainsi que le petit rond viennent s’y insérer.
  • Corps de l’os ou diaphyse : on y retrouve les insertions musculaires du grand rond, grand dorsal, du grand pectoral, du deltoïde et des faisceaux latéraux et médiaux du triceps brachial
  • Extrémité inférieure : partie élargie qui présente ce qu’on appelle la palette humérale avec des surfaces articulaires correspondantes aux os de l’avant-bras afin de former l’articulation du coude. Les muscles fléchisseurs de l’avant-bras viennent s’y insérer

IMVC (Isometric Maximum Voluntary Contraction) :

Méthode standardisée d’évaluation pour les mesures de force musculaires qui consiste à réaliser une contraction maximale volontaire isométrique contre une résistance comme un dynamomètre manuel. Cela permet une évaluation isolée de certains muscles ou groupes musculaires. Cette méthode est par exemple utilisée afin d’évaluer les potentiels déséquilibres en rotation interne et externe de l’épaule chez des sujets opérés d’instabilité récidivante.

RE-TURN TO PLAY – MARS

Prise en charge d’une luxation antérieure de l’épaule avec paralysie du plexus brachial

La sensibilité et la motricité du membre supérieur est fournie par le plexus brachial qui est composé des nerfs issus des racines spinales de C5 à T1. Le déplacement de la tête humérale en dehors de la cavité glénoïde, lors d’un traumatisme ou d’un accident, peut entraîner une lésion de ce dernier.

Le cas évoqué dans cet article concerne une jeune femme de 27 ans pratiquant du sport loisir et qui ,suite à une chute en ski (choc épaule contre un bloc de glace) présentait une luxation antérieure de l’épaule, associée à une paralysie du plexus brachial.

En l’absence de récupération au bout de 3 mois (hématome non résorbé et fibrosé), une exploration chirurgicale avec neurolyse  a été réalisée. Une longue phase de rééducation a été menée, permettant une récupération partielle des amplitudes. Suite à cela elle a souhaité mettre en place une phase de réathlétisation pour reprendre ses activités sportives dans les meilleures conditions.

Pour débuter cette phase, nous avons realisé un test d’aptitude à la réathlétisation à 18 mois post opératoire afin de connaitre sa capacité à suivre ce processus. Ce bilan a mis en évidence :

-Une contracture au niveau du trapèze supérieur du côte lésé

-Un déficit d’amplitude en rotation médiale et latérale associé à des douleurs sur les derniers degrés

-Un déficit de force et d’endurance de force

Une prise en charge de 10 séances de réathlétisation a été préconisée.

L’objectif principal de notre protocole était de retrouver une capacité de mouvements sans gêne ni douleur (travail d’amplitude) et des capacités musculaires (travail de renforcement) afin de poursuivre sereinement ses différentes activités sportives.

La 1ere phase était axée sur un travail d’étirement pour éliminer les tensions musculaires et améliorer la mobilité du rachis cervical et de l’épaule (travail postural et proprioceptif).

Les exercices sont réalisés à poids de corps sur des surfaces stables, en statique puis en dynamique à vitesse très lente (sans douleur).

La 2eme phase a mis l’accent sur le renforcement des muscles stabilisateurs de l’articulation scapulo-thoracique puis de la gléno-humérale, avec un travail en tempos variés pour stimuler spécifiquement les qualités de proprioception, d’endurance et de force.

La 3eme phase était plus orientée vers un travail fonctionnel en relation avec les activités physiques variées. Le travail de proprioception se complexifie avec l’ intégration d’exercices sur plan instable et/ou avec charge instable pour stimuler les capacités de coordination et de stabilisation articulaires en dynamique.

Le travail s’intensifie en phase quatre, phase de travail fonctionnel spécifique, avec la mise en place de situations plus contraignantes combinant des exercices de proprioception, de renforcement global, de parcours sur l’échelle de rythme. Exercices réalisés sous forme de circuit training .

 

A l’issu du protocole de réathlétisation, notre sportive a réalisé un test de retour de sport où elle a obtenu de très bons résultats (tests de force analytique et fonctionnelle). Elle a ainsi pu reprendre progressivement ses activités physiques.

RE-TURN TO PLAY – JANVIER

Prise en charge d’une chondropathie femoro-patellaire  chez un footballeur professionnel

La chondropathie femoro-patellaire se caractérise par des lésions cartilagineuses de la trochlée ou de la rotule, les étiologies étant multiples. Elle est caractérisée par des douleurs antérieures le plus souvent en position fléchie associées ou non à des craquements dans les mouvements de flexion/extension.

Le cas pratique évoqué dans cet article concerne un footballeur professionnel international évoluant dans un championnat étranger.  Il présentait une chondropathie rotulienne. L’enjeu de sa venue chez REATHLETIC était de recouvrer ses capacités musculaires afin de pouvoir reprendre l’entraînement spécifique après la trêve hivernale pour participer à la deuxième partie de saison. Les douleurs étaient alors récurrentes et intenses avec une forte inhibition de son quadriceps. A son arrivée chez REATHLETIC, le joueur sortait d’une phase de réathlétisation qui n’avait pas portée les fruits escomptés. En effet, l’inhibition douloureuse était toujours présente et ses schémas moteurs, notamment lors des sauts, étaient fortement perturbés. Suite à la réalisation du test d’aptitude à la réathlétisation, une première phase 10 séances de réathlétisation d’une durée d’1h30 encadrées par un préparateur physique spécialisé pendant 2 semaines consécutives ont été préconisées.

L’objectif principal de cette première phase du protocole était d’effectuer un travail de renforcement spécifique du quadriceps (en privilégiant le renforcement excentrique et plus spécifiquement le vaste medial) sans oublier d’effectuer un travail des ischio-jambiers afin de maintenir l’équilibre de la balance agoniste/antagoniste.  Un travail de renforcement des muscles abducteurs/rotateurs externes et des muscles adducteurs de hanche est venu compléter ce programme.

Le protocole s’est déroulé en 2 étapes :

  • Restaurer les qualités musculaires du quadriceps puis renforcer musculairement le bas du corps avec intensification de la charge de travail associé à du travail d’endurance musculaire. Le renforcement du quadriceps à nécessité beaucoup de précaution afin de limiter les contraintes sur le cartilage tout en permettant un gain significatif de force permettant par la suite de limiter les contraintes mécaniques dans le genou. Le travail fonctionnel n’a pu être mis en place qu’au cours de la 2ème semaine de travail au vue de la difficulté à réintégrer les « bons » schémas moteurs.

A l’issu de cette première phase, une période de repos de 10 jours a été imposée au sportif afin de favoriser la surcompensation du travail effectué en première phase.

  • Une deuxième phase de 10 séances sur 2 semaines consécutives a ensuite été mise en place. L’objectif principal de cette deuxième phase du protocole était d’intégrer une préparation physique à la réathlétisation pour optimiser le retour à l’entraînement collectif. La première semaine du travail a été basée sur du travail en salle pour s’assurer d’une capacité et d’un contrôle neuromusculaire suffisant permettant de reprendre l’entraînement sur terrain avec crampons. Le travail de préparation sur terrain a donc débuté au cours de cette deuxième semaine avec du travail d’appuis, des changements de direction, du travail avec ballon, du travail intermittent avec et sans ballon et du travail devant le but.

En fin de protocole, le joueur était capable d’effectuer des courses longues, des courses à hautes intensités avec changements de direction, des sauts répétés sur sol stable et instable sans douleur ni appréhension. Il a pu retourner dans son club afin de poursuivre le travail entrepris pour permettre une reprise de l’entrainement collectif début janvier.

RÉ-ATHLETISATION : ABÉCÉDAIRE – JANVIER

ABÉCÉDAIRE D, E et F : QUI EST QUOI ? 

Dips :

Exercice de musculation qui se fait à poids de corps et qui permet de renforcer les membres supérieurs avec une action localisée principalement sur les pectoraux et les triceps. C’est un exercice dit poly-articulaire puisque plusieurs articulations rentrent en jeu dans la réalisation de ce mouvement.

Élévateur de la scapula :

Muscle qui fait partie du complexe de l’épaule. Il s’insère au niveau du processus transverse des vertèbres cervicales 1 à 4 et se termine sur le bord médial de la scapula, au-dessus de l’épine. C’est un muscle dit profond et qui est recouvert par le trapèze. L’élévateur de la scapula a plusieurs rôles :

  • Lorsque le point fixe est la colonne cervicale : il élève, avec une légère adduction et met en sonnette interne la scapula
  • Lorsque l’omoplate est le point fixe : il permet une extension, une inclinaison et une rotation du côté homolatéral

Foam Roller :

Outil maintenant largement répandu dans le domaine sportif dont l’utilisation permet, entre autres, une activation musculaire lors des phases d’échauffement (MacDonald et al, 2013), une augmentation des amplitudes articulaires (Wilke et al, 2019) et également une atténuation des douleurs (Behm et al, 2017). Il se présente sous différentes formes et tailles et peut posséder différents styles de « picots » pour agir sur tous les types de muscles.

RE-TURN TO PLAY #15

Le cas pratique étudié aujourd’hui porte sur un sportif amateur pratiquant le cyclisme sur route et le VTT. Ce sportif a été opéré à la suite d’une luxation (perte permanente et complète des surfaces articulaires au niveau de l’articulation glénohumérale) provoquée par une chute sur la main lors d’une sortie.

A 4,5 mois post-opératoire, il est venu au centre ATHLETIC afin de passer le S-STARTS, pour valider, ou non, son retour au sport.

A la suite de cette batterie de tests, ses résultats étaient en deçà de ses attentes initiales et nous avons pu observer plusieurs déficits : ses muscles de sa coiffe des rotateurs étaient plus faibles sur son épaule opérée, il manquait d’explosivité, de puissance et également d’endurance musculaire. 6 séances de réathlétisation lui ont été préconisées. Il a donc fallu prendre en compte les déficits observés mais également les spécificités et exigences de son activité physique.

Sa réathlétisation a été axé autour de 3 axes principaux :

  1. Postural et proprioceptif
  2. Renforcement des muscles spécifiques
  3. Développement des qualités physiques spécifiques de son sport
  • La première phase, commune à toutes les réathlétisations d’épaule, était axée sur le travail postural où l’on a débuté avec des exercices simples, à poids de corps, sur des surfaces stables en privilégiant un tempo lent et un contrôle neuro-musculaire. Nous avons également débuté la phase proprioceptive avec des tâches motrices simples.
  • Pour la seconde phase, nous avons entrepris un travail de renforcement spécifique des muscles stabilisateurs de la scapulo-thoracique avec, notamment, du travail de tirage unilatéral en complexifiant la tâche au fur et à mesure. Nous avons également continué notre travail de proprioception en augmentant la difficulté progressivement.
  • Enfin, pour la troisième et dernière phase, nous avons axé notre travail de développement des qualités physiques en essayant de se rapprocher des spécificités de son activité. Nous avons donc réalisé plusieurs circuits d’endurance de force où le sportif devait faire des exercices avec des échelles de rythmes couplés à un travail avec un trampoline dans le but de réadapter son épaule aux contraintes d’absorption.

A la fin de ces séances, le sportif a été capable de reprendre son sport et toutes ses activités professionnelles sans douleur ni appréhension.

RÉ-ATHLETISATION #15

ABÉCÉDAIRE A, B et C : QUI EST QUOI ? 

Acromio-claviculaire :

Une des articulations qui composent le complexe de l’épaule. Elle relie deux surfaces ovalaires, situées sur l’acromion et l’extrémité externe de la clavicule. Un ménisque est également présent chez certaines personnes. La forme ovalaire des surfaces permet surtout des mouvements de glissement et également d’ouverture-fermeture de l’angle formé par les deux os.

BattleRope :

Outil servant soit en réathlétisation soit en préparation physique. La BattleRope, ou corde ondulatoire en français, est une corde dont la longueur et le poids varient selon l’objectif ciblé. Elle s’est développée ces dernières années avec la démocratisation du cross-training et permet de travailler simultanément des composantes de force, d’endurance de force, de gainage et de cardio suivant l’exercice utilisé.

CKCUEST (Closed Kinetic Chain Upper Extremity Stability Test) :

Test utilisé généralement par les professionnels de santé et du sport (kinésithérapeutes, préparateurs physique, entraîneurs, …) pour évaluer la stabilité et la puissance des membres supérieurs sur un exercice en chaîne cinétique fermée. Ce test a été publié dans la littérature scientifique en 2000 par Goldbeck et collaborateurs et a été modifié par Degot et collaborateurs en 2019 afin d’y ajouter une notion de normalisation par rapport à notre envergure.

RÉ-ATHLÉTISATION U, V, W et X

Unilatéral : consiste à réaliser des exercices en ne travaillant qu’un côté à la fois. En réathlétisation, le travail unilatéral est à privilégier afin de compenser les déficits constatés en renforçant spécifiquement le membre lesé.

Velocity Based Training (VBT) : méthode de développement de la puissance et de la force maximale. Cette méthode est basée sur le calcul de la vitesse d’exécution d’une barre ou d’un mouvement, en m/s.  Elle peut se faire à l’aide d’un boîtier placé au sol avec un fil directement relié à la barre (OpenBarbell) ou bien à l’aide d’application et de capteurs placés sur la barre (Beast, Push, Atlas WristBand). Elle permet un feedback immédiat de l’exécution du mouvement afin de s’assurer de la pertinence de la charge en fonction de l’objectif fixé.

Wall Ball : exercice issu du CrossFit dont l’objectif est un lancer de ballon lesté contre un mur. C’est un exercice qui implique une bonne exécution en squat ainsi qu’une bonne technique de poussée. Il peut être utilisé dans des cycles de développement de puissance, en préparation physique comme en réathlétisation.

Xiphoïde : structure osseuse ou bien cartilagineuse qui se situe sur la partie inférieure de sternum, sur laquelle s’attache des muscles intercostaux. Cette zone peut devenir douloureuse suite à des efforts musculaires importants.

RE-TURN TO PLAY #14

Réathlétisation d’une épaule après opération d’une butée antérieure

Le cas pratique étudié aujourd’hui concerne la réathlétisation d’un joueur de rugby évoluant en promotion d’honneur, opéré d’une butée antérieure à la suite de subluxations récidivantes.

Dans le schéma de prise en charge post opératoire, une radio de contrôle et une visite avec le chirurgien et le médecin référent sont prévues au 3e mois pour vérifier la consolidation de la butée. Suite à cette visite et selon leurs recommandations, leur aval est donné pour que soit effectué à ATHLETIC un test d’aptitude à la réathlétisation (T.A.R)

Ce test a pour objectif de valider ou non une entrée en réathlétisation, en vérifiant que les amplitudes articulaires ont toutes été récupérées et qu’il y a une bonne stabilité du complexe de l’épaule. L’observation morpho statique nous renseigne également sur d’éventuels défauts de posture aux fins de proposer des éléments de travail pour corriger les déséquilibres observés avant d’entreprendre un renforcement plus global de l’épaule.

L’entrée en réathlétisation ayant été validée, nous avons préconisé 9 séances avec pour objectifs :

Correction des défauts observés : très léger déficit d’amplitude des rotateurs latéraux de l’épaule opérée par rapport au membre sain, cyphose thoracique, enroulement des épaules sur l’avant et élévation de l’épaule opérée.

– Amélioration du contrôle neuromusculaire de l’épaule

– Renforcement des muscles scapulo-thoraciques et scapulo-huméraux

Le protocole s’est déroulé en 3 phases :

°La phase 1 (3 séances) a été consacrée à un travail de mobilité, de posture et de proprioception visant à optimiser l’amplitude en RE 2, à améliorer la synergie entre les ceintures pelvienne et scapulaire, à l’activation des muscles scapulo-thoracique, avec prédominance sur la région postérieure (rhomboïdes, élévateurs de la scapula, trapèze inferieur). Les exercices sont réalisés sur des tempos lents, priorisant le contrôle moteur associé à un maintien postural efficace, avant d’entreprendre un renforcement plus soutenu. Phase importante pour recouvrer de la confiance et lever les appréhensions.

°La phase 2 (4 séances) a été axée sur un travail d’endurance de force des muscles scapulo- thoraciques puis des muscles scapulo-huméraux. Le travail de proprioception s’intensifie par une complexification des tâches en intégrant des exercices sur surfaces instables et/ou avec charges instables, à des vitesses d’exécution plus élevées, combiné avec d’autres taches motrices.

°La phase 3 (2 séances) a mis l’accent sur un travail plus dynamique pour recouvrer de la vitesse et de la coordination motrice spécifique rugby, en sollicitant les fibres rapides avec des exercices comme le tapping scapulaire, l’échelle de rythme associé à un travail de passes.

En fin de protocole, le sportif était capable de réaliser des mouvements fonctionnels et de musculation sans aucune douleur, gène ni appréhension. Suite à sa réathlétisation, il a effectué un test fonctionnel de retour au sport qui lui a permis de valider une reprise terrain.

RE-ATHLETISATION : Q, R, S et T

Quadrupédie, ratio, sus-épineux et TRX : retrouvez toutes les définitions !

Q : Quadrupédie

Position à quatre pattes, permettant une meilleure congruence de l’articulation glénohumérale. Ce travail en CCF entraine une co- contraction des muscles agonistes/ antagonistes et une réduction des contraintes de cisaillements au niveau articulaire.

R : Ratio

Rapport entre deux données exprimées en chiffre ou en pourcentage permettant d’objectiver un éventuel déséquilibre. Il est utilisé pour analyser le rapport de force musculaire entre agoniste et antagoniste et/ou controlatéral.

S : Sus -épineux (ou supra supinatus)

Muscle de la coiffe des rotateurs, stabilisateur de la tête humérale. Il est rotateur externe de l’épaule et auxilliaire du deltoide pour l’abduction du bras.

T : TRX (Training Under Suspension)

Sangle permettant d’effectuer des exercices d’entrainement en suspension. Outil de renforcement musclaire fonctionnel pouvant être utilisé pour les membres supérieurs, membres inférieurs et le tronc.

RE-TURN TO PLAY #13

Prise en charge d’un rugbyman professionnel post LCA

Depuis la professionnalisation du rugby en 1995, le taux de blessures n’a cessé d’augmenter (Fuller, 2013). Le rugby est un sport avec des impacts violents entraînant des blessures souvent grave débouchant sur une longue période de récupération et de rééducation (> 10 semaines) (Williams, 2013). Les blessures au genou représentent le plus grand nombre de jours d’absence chez les rugbymen professionnels. Les lésions du LCA représentent 29% des jours manqués dû aux blessures au genou, soit en moyenne 271 jours d’absence par rupture du LCA (Dallalana, 2007). Montgomery (2018) a montré un taux de lésions de LCA de 0.43 pour 1000 heures de pratique en condition de match. 56% des blessures du LCA interviennent soit lors d’un plaquage, soit lors d’une course offensive. Plus de la moitié des lésions du LCA interviennent sur un contact. Pour les lésions sans contact, la plupart surviennent lors d’un appui latéral de la part du porteur de balle et principalement lors d’une attaque talon du pied au sol (Montgomery, 2018).

Le cas pratique étudié est un jeune rugbyman de 23 ans évoluant en Pro D2, ayant subi une rerupture du LCA lors d’un match de Top 14. En effet, le joueur avait déjà eu une intervention en 2014 sur le même genou. Suite à la passation de deux K-STARTS révèlant des déficits importants, le joueur a intégré un protocole de réathlétisation spécifique du genou au sein de notre structure Reathletic. La prise en charge s’est effectuée sur 3 semaines consécutives à raison d’une séance quotidienne d’1H30 encadrée par un préparateur physique spécialisé et de 30min de protocoles de récupération avec Game ready et pressothérapie.

La présence d’une inhibition quadricipitale douloureuse mise en évidence lors de l’évaluation isocinétique a orienté le protocole sur une prise en charge associée entre LCA et syndrome douloureux rotulien (SDR). La plus grande difficulté dans ce protocole a été de « casser » la boucle nociceptive afin de permettre au quadriceps d’agir sur toute l’amplitude du mouvement. Le protocole a suivi deux axes de renforcement : la force maximale et l’endurance de force.

La force maximale excentrique a été l’axe de travail principal des premières séances afin d’augmenter la capacité du muscle à absorber les contraintes rotuliennes. Pour cela, nous avons mis en place deux types d’exercices en chaîne cinétique fermée : le premier consistait à augmenter la force maximale sur les 40 premiers degrés de flexion, et le deuxième, d’avoir un travail excentrique infra douloureux sur une amplitude musculaire de 110° de flexion. En parallèle, la séance comportait un travail d’endurance de force au travers d’exercices d’appuis sur des angles de flexion faibles permettant à la fois de développer la coordination motrice mais également de redonner l’habitude au muscle de travailler sans douleur.

Une deuxième phase avec l’introduction du travail en chaîne cinétique ouverte, tout d’abord en statique puis en dynamique les 40° derniers d’extension a permis de retrouver une certaine fonctionnalité du genou.

La troisième a été axée sur un transfert du travail de force sur des exercices d’agilité spécifique rugby.

A l’issu du protocole, le joueur a pu réintégrer progressivement le travail avec son équipe afin de continuer sur une préparation physique spécifique rugby avec les préparateurs physique de son club. Après un mois et demi de travail dans son club et 11 mois après son opération, le joueur a repris la compétition lors d’une rencontre de Pro D2.

 

Bibliographie

Williams S, Trewartha G, Kemp S, & Stokes, K (2013). A meta-analysis of injuries in senior men’s professional Rugby union. Sports Medicine, 43 (10), 1043–1055.

Fuller CW, Sheerin K, Targett S. Rugby World Cup 2011: International Rugby Board injury surveillance study. Br J Sports Med 2013; 47: 1184–91.

Dallalana RJ, Brooks JH, Kemp SP, et al. The epidemiology of knee injuries in English professional rugby union. Am J Sports Med 2007; 35: 818–30.

Montgomery C, Blackburn J, Withers D, Tierney G, Moran C, Simms C. Mechanisms of ACL injury in professional rugby union: a systematic video analysis of 36 cases. Br J Sports Med. 2018; 52(15):994-1001.