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RE-VISION

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RE-VISION #12

  • Après une opération d’une butée antérieure par la technique dite de Latarjet, tous les patients peuvent reprendre le sport au même moment ?

Réponse : non. Il n’existe pas de consensus quant au délai temporel pour un retour au sport après ce type d’opération. Actuellement, les délais constatés dans la littérature vont de 1,5 mois post-op pour les pratiquants de fitness à presque 10 mois pour les pratiquants de rugby (Dumont, 2014 ; Pötzl, 2003). Toutefois, la majorité des sportifs reprennent au bout de 6 mois post-opératoire (Ciccotti, 2017). La création du test de retour au sport S-STARTS permettra de valider un retour sur les terrains après ce type d’opération et donnera des éléments objectifs pour cette prise de décision.

  • Lors de la réathlétisation d’une épaule opérée, doit-on commencer par renforcer les muscles profonds avant de travailler les muscles superficiels ?

Réponse : oui. Le renforcement doit ainsi se concentrer sur les muscles stabilisateurs de l’omoplate pour assurer la stabilité des articulations. On va également se concentrer sur le renforcement de la coiffe des rotateurs et s’assurer que le ratio de force RE/RI (Rotateurs Externes/Rotateurs Internes) soit équilibré et soit compris entre 0,8 à 1 (Riemann, 2010 ; Westrick, 2013).

  • Après un épisode de luxation de l’articulation gléno-humérale, l’opération est obligatoire ?

Réponse : non. L’intervention chirurgicale n’est pas forcément obligatoire et plusieurs facteurs rentrent en compte dans cette décision comme le passé sportif, l’âge ou encore l’activité professionnelle du patient. Toutefois, les populations jeunes et sportives ont 95% de chances de récidives (Ciccotti, 2018).

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RÉ-VISION #11

  1. Une prise en charge sur 3 mois après une ligamentoplastie du LCA est-elle suffisante pour retourner au sport ?

Réponse : Non. Rosso(2018) a mis en évidence que le retour au sport était directement impacté par deux éléments. Tout d’abord, une prise en charge qui se prolonge au-delà de 3 mois. Le deuxième élément est l’orientation du travail réalisé lors de cette période. Il doit obligatoirement être orienté terrain, c’est-à-dire axé sur les patterns de mouvement sportif.

 

  1. Le travail d’hypertrophie est primordial en début de phase de réathlétisation ?

Réponse : Non. L’objectif est d’améliorer dans un premier l’activité neuromusculaire pour que cela influe ensuite sur l’hypertrophie.

 

  1. La méthode de renforcement musculaire dite « lourd-léger » est une méthode facile à utiliser en cabinet libéral ?

Réponse : Oui. Elle permet d’agir sur le structurel du muscle sur la partie « lourde » et le neuromusculaire sur la partie « léger ».

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RE-VISION #10

  1. La balance agoniste/antagoniste est-elle aussi importante que la balance jambe saine/ jambe lésée ?

Réponse : Oui. Il a été montré une augmentation du risque de blessure dans le cas d’un ratio agoniste/antagoniste déséquilibré ainsi que lors d’un déséquilibre controlatéral (Croisier, 2008).

 

  1. Pourquoi réaliser des tests fonctionnels à 6 mois post opératoire ?

Réponse : La réalisation de différents tests fonctionnels permet d’évaluer le niveau de récupération fonctionnel des patients opérés. Il a été montré que des mauvais résultats fonctionnels à 6 mois post opératoires impactaient de manière significative le taux de retour au sport (Nawasreh, 2017).

 

  1. Existe-il un temps minimum universel pour le retourner au sport après ligamentoplastie du LCA ?

Réponse : Non. Le niveau de ligamentisation du LCA (Pauzenberger, 2013) semble être suffisant à 6 mois post opératoire pour envisager une reprise progressive des activités de pivots/contacts. L’introduction des contacts se fera au 7ème mois post opératoire et la reprise de la compétition est envisageable à partir du 9ème mois post op. Une prise en charge optimale devra comporter une phase de réathlétisation pour rester dans ces délais. Toutefois, ne s’appuyer que sur délais temporels ne semble pas opportun. Il est nécessaire de s’appuyer sur des niveaux de récupération motrice pour optimiser la prise en charge individuelle des patients.

RE-VISION #9

  1. Doit- on privilégier un travail musculaire fonctionnel ou un travail musculaire isolé en phase de réathlétisation sur un sportif amateur ?

Réponse : Les deux éléments doivent impérativement être réalisés. Leur proportion dans la planification dépend de leur capacité neuromusculaire mais également de leur contrôle neuromusculaire. Le travail musculaire isolé permet de rééquilibrer le niveau de force maximal du membre lésé en comparaison du membre « sain ». Le travail musculaire fonctionnel permet de retrouver la fonctionnalité des groupes musculaires en situation sportive spécifique.

  1. Le travail de force est-il indispensable lors d’une réathlétisation du LCA sur un patient non sportif ?

Réponse : Oui. Toute personne opérée, qu’elle soit sportive ou non sportive, doit réaliser un travail de force pour agir en prévention secondaire sur le membre lésé mais également en prévention primaire sur le membre « sain ».

  1. Le travail à poids de corps suffit-il pour faire un travail de force ?

Réponse : Non. Et ceci pour deux raisons :

  • l’utilisation de charges additionnelles va permettre une sollicitation plus importante des fibres musculaires et de les préparer à la surcharge subie due à l’activité physique (exemple : on subit 2.5 fois son poids de corps lors de la course à pied).
  • le travail de force en réathlétisation est sous maximal par rapport au niveau développé avant la blessure. L’utilisation de machine permet de regagner progressivement de la force maximale sans surcharger l’articulation et risquer un syndrome rotulien ou tendinopathie.

RE-VISION #8

La balance agoniste/antagoniste de la cuisse doit-elle être respectée lors du travail de réathlétisation ?

Oui. Lors de l’évaluation isocinétique réalisée à 6 mois post op, le patient doit avoir recouvré un équilibre de force entre ses quadriceps et ses ischio-jambiers. Deux ratios vont être établis : le premier est le ratio conventionnel qui évalue l’équilibre de force concentrique entre les ischio-jambiers et les quadriceps (IJ/Q≥0.5). Le second est le ratio fonctionnel ou mixte qui évalue l’équilibre de force de la cuisse lors d’un mouvement dynamique, à savoir les quadriceps en concentrique à vitesse rapide et les ischio-jambiers en force excentrique (IJ/Q≥0.9).

 

La prise en charge en réathlétisation débute à 6 mois post opératoire ?

Non. La réathlétisation est composée de 5 phases qui débutent à plus ou moins 4,5 mois post op. Le suivi peut être réalisé jusqu’à 7 mois post op en comptant l’accompagnement sur le terrain.

 

Faut-il mettre en place un programme spécifique de réathlétisation suite à une opération d’un ménisque (suture ou méniscectomie partielle ou totale) ?

Non. La prise en charge reste similaire à celle d’une ligamentoplastie. L’élément principal à prendre en compte est l’intégration de la pliométrie et notamment verticale dans le programme de réathlétisation.

RE-VISION #7

Existe-t- il un intérêt à isolé le travail de renforcement des muscles fessiers ?

Réponse : oui. Les muscles fessiers vont intervenir dans le maintien postural. Un travail de renforcement spécifique à l’aide de machines isotoniques comme le Glute, de poulie, de mini bande…, permettent de rééquilibrer le déficit potentiel pour ensuite être plus efficace sur le maintien des mouvements fonctionnels. Un travail de force maximale et d’endurance de force devront être préconisé.

Une faiblesse de l’équilibre statique et dynamique peut-elle être détectée à l’aide du Single Hop Test ?

Réponse : oui. D’après l’étude de Manske en 2013, les patients déficitaires en force, obtiennent des résultats plus faibles au Single Hop Test.

Lors d’une réception de saut avec amortissement on subit 6 à 7 fois son poids de corps?

Réponse : non. Lors d’une réception de saut avec amortissement, on subit 3 à 4 fois son poids de corps. Sur une réception jambes tendues, on subit 6 à 8 fois son poids de corps. Lors de la course, on subit 2 à 3 fois son poids de corps.

RÉVISION #6

Question 1 : Après avoir retrouvé le même niveau de force sur le test isocinétique (comparaison controlatérale), le gain de fonctionnalité se récupère avec le temps sans obligatoirement effectuer un travail spécifique dans le but de reprendre le sport ?

Non, Nawasreh en 2017 montre que les personnes ayant obtenus de mauvais résultats à des tests fonctionnels à 6 mois ne reprennent le sport à 12 mois qu’à 44% et à 24 mois à 46%.

 

Question 2 : Lors du travail de force, il est possible d’agir spécifiquement sur l’aspect structurel de la fibre musculaire ou sur l’aspect neuromusculaire ?

Oui, le travail de musculation va permettre d’agir spécifiquement sur ces 2 paramètres. Un travail combiné est également réalisable afin d’optimiser les résultats.

 

Question 3 : Un travail exclusivement fonctionnel doit être réalisé sur la phase de réathlétisation pour optimiser les gains de force ?

Non, le travail isolé de groupes musculaires spécifique comme les quadriceps, les ischio-jambiers, les stabilisateurs de hanche est indispensable pour rééquilibrer les déficits de force. Il sera bien évidemment couplé à des exercices fonctionnels dans le but de recontextualiser le mouvement dans l’activité sportive.

RE-VISION #4

Et si on révisait un peu ?

1. Au cours de la musculation du quadriceps, en chaine cinétique ouverte dans le secteur angulaire 0°/60°, la résistance placée au niveau de la tubérosité tibiale antérieure (comparativement à une résistance placée à l’extrémité distale du membre) annule-t-elle la contrainte sur le LCA ?

Réponse : Non. En CCO, la résistance placée au niveau de la TTA n’annule pas la contrainte sur le LCA. Elle peut éventuellement la diminuer, mais elle ne peut s’opposer au recul du fémur sur le tibia, lui-même responsable d’une tension sur le LCA. Placée en distale, c’est le tibia qui se déplace vers l’avant.

2. La résistance à la rupture du LCA normal est-elle, en moyenne, de 500 Newtons ?

Réponse : Non. Elle se situe aux alentours de 1600 à 2000 newtons.

3. Le fait de supprimer les cannes à la marche aide-t-il à la récupération d’un flexum actif préexistant du genou ?

Réponse : Non. En règle générale, le fait de supprimer les cannes ne fait qu’accentuer ce flexum actif car la force du quadriceps étant généralement insuffisante, le fait de mettre tout le poids du corps va augmenter ce flexum

RE-VISION #5

Et si on révisait un peu ?

1. Le mode de contraction qui doit être privilégié en début de renforcement musculaire est le mode concentrique ?

Réponse : Non. C’est le mode excentrique. Il permet d’augmenter la force du muscle dans sa composante amortissante ainsi qu’en force maximale et en force explosive réactive.

2. Quels sont les 5 paramètres à définir pour construire une séance de force ?

Réponse : La charge, le nombre de répétitions, le nombre de séries, le temps de récupération et la vitesse d’exécution.

3. Les exercices de rééducation en chaine cinétique fermée (comparativement à la chaine cinétique ouverte) entrainent-ils une diminution des contraintes sur le pivot central ?

Réponse : Oui.

RE-VISION #2

1. Lors de la phase de réathlétisation, le travail de coordination intra et inter musculaire ne peut se travailler qu’à poids de corps ?

Réponse : Non. L’utilisation des machines de musculation est très intéressante pour varier les charges et les modalités de contraction et d’exécution.

2. Un genu valgum dynamique implique-t-il seulement un renforcement des quadriceps ?

Réponse : Non, il implique également un renforcement des fessiers.

3. Lors de l’évaluation isocinétique de l’articulation du genou, le pic de force en excentrique doit être au moins 30% supérieur à celui du pic de force en concentrique ?

Réponse : Oui. La capacité amortissante des quadriceps est importante dans l’absorption des chocs au niveau de l’articulation du genou notamment en course à pied. Pour les ischio-jambiers, il a été démontré l’intérêt du ratio fonctionnel (ou mixte) dans la prévention des risques de blessure musculaire.