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RE-VISION

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RÉ-VISION PATHOLOGIES ÉPAULE – MARS

  1. En réathlétisation, pour des sportifs pratiquant un sport de préhension, est-il intéressant de rajouter un travail de grip lors de la réalisation de certains exercices spécifiques ?

Oui.

Une étude de 2011 (Alizadehkhaiyat et al, 2011) a mis en évidence qu’une activation musculaire du supra et de l’infra-épineux était différente pour une même tâche lorsque celle-ci était réalisée à l’aide d’un grip. Ainsi, en pratique, on peut imaginer lors de séances de réathlétisation, pour un judoka par exemple, de réaliser un exercice spécifique de tirage avec un bout de manche de judogi (kimono) afin d’être spécifique et d’avoir un recrutement musculaire plus ciblé.

 

  1. Lors d’une réathlétisation d’épaule, le travail avec sangle de suspension est-il toujours indispensable pour recruter les muscles stabilisateurs de la ceinture scapulaire ?

Non.

Bien que le travail de suspension soit couramment utilisé et qu’il joue un rôle important dans le développement des muscles stabilisateurs du tronc, une étude de 2014 (De Mey et al, 2014) nous apprend que le recrutement musculaire peut être différent en fonction des sportifs qui l’utilisent. Ainsi, il semblerait que les grands groupes musculaires soient généralement plus sollicités chez des personnes qui n’ont pas l’habitude de réaliser ce genre d’exercices. Il serait donc préférable de les garder avec des sportifs ayant l’habitude d’utiliser les sangles de suspension et d’adapter au cas par cas.

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RÉ-VISION PATHOLOGIES ÉPAULE – JANVIER

  1. Sur un même exercice, de type L-Fly, le réaliser à la poulie produit les mêmes résultats qu’avec un élastique ?

Non.

Le travail à l’élastique est différent de celui à la poulie. Avec un élastique ou une powerband, au fur et à mesure que l’amplitude du mouvement augmente, la tension augmente également, ce qui permet un meilleur gain de force sur le mouvement (Garcia-Lopez et al, 2016). De plus, pour une même intensité, une résistance élastique permet une meilleure sollicitation musculaire qu’avec une résistance constante (Hughes et al, 2005).

 

  1. Les différentes articulations de l’épaule sont toutes stabilisées à la fois de façon active et passive ?

Non.

La stabilisation active ou dynamique se fait par le système musculaire tandis que la stabilisation passive se fait par le système tendino-ligamentaire. Parmi les différentes articulations de l’épaule (la gléno-humérale, la scapulo-thoracique, la sterno-costo-claviculaire et l’acromio-claviculaire), seule la scapulo thoracique est stabilisé par un système dynamique de muscles tandis que les trois autres articulations sont stabilisées de manière passive ET active.

 

  1. Chez des sportifs de haut-niveau, le risque de récidive d’une instabilité gléno-humérale est plus faible après intervention chirurgicale qu’après traitement conservateur ?

Oui.

Une récente étude (Lu et al, 2019) s’est intéressée à des joueurs NBA ayant subi une luxation ou subluxation de l’épaule. Parmi les principaux résultats, il en ressort que les sportifs ayant eu une réduction chirurgicale de leur instabilité gléno-humérale avaient seulement 6% de risques de récidives quand les joueurs qui ont eu un traitement conservateur avaient près de 24% de risques.

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RÉ-VISION #15

  1. Après une intervention chirurgicale par procédure Latarjet, tous les sportifs reprennent leur sport principal au même niveau qu’avant blessure?

Non.

Dans la littérature scientifique, il est souvent fait état d’un taux de retour au sport sans toutefois préciser le niveau de celui-ci. On observe alors que le taux de retour au sport au même niveau varie de 56% (Beranger, 2016) à 83% (Boileau, 2014). Nous trouvons même, dans 21,3% des cas (Beranger, 2016), un changement de pratique sportive à la suite de cette opération.

 

  1. Existe-t-il un test spécifique à la butée antérieure par Latarjet pour valider le retour au sport ?

Non.

Plusieurs tests sont décrits dans la littérature concernant les membres supérieurs, que ce soit en chaîne cinétique ouverte ou fermée, ou encore en uni ou en bilatérale. Cependant, pour la procédure Latarjet, aucun test n’est à ce jour validé (Hurley, 2019). C’est dans cet objectif que la batterie de tests fonctionnels S-STARTS a été créée.

 

  1. Peut-on faire de la réathlétisation pour une instabilité d’épaule sans pour autant en être opéré ?

Oui.

Lors d’épisodes de subluxations ou de luxations, l’intervention chirurgicale est privilégiée, notamment chez des sujets sportifs, jeunes et présentant plusieurs récidives (Ialenti, 2017). Cependant, ce n’est pas la seule option. Un traitement conservateur peut alors être fait et est notamment réalisé chez des sujets âgés, peu actifs et avec peu de récidives (Lévy, 2011). Dans le cas de sportifs non opérés, la réathlétisation se fera alors dans le but de renforcer les muscles stabilisateurs des omoplates ainsi que les muscles protégeant l’articulation glénohumérale, le tout en respectant les spécificités sportives avec pour objectif de reprendre leur activité en évitant le risque de récidive.

RE-VISION #14

  1. Parmi les 4 tendons de la coiffe des rotateurs, deux assurent la rotation interne et deux autres la rotation externe ?

Non. Sur ce groupe musculaire, il y a 2 tendons qui assurent le rôle de rotation externe (infra-épineux et petit rond) et 1 seul qui assure lui le rôle de rotateur interne (sub-scapulaire). Le supra-épineux est, quant à lui, abducteur du bras. De plus, tous ces muscles assurent d’autres rôles comme, en premier lieu, la stabilité de la tête humérale dans la cavité glénoïdienne.

 

  1. Le changement de position de travail pour un même exercice peut-il avoir une incidence sur l’activation musculaire ? 

Oui. Plusieurs études ont montré des différences d’activation musculaire au niveau de la coiffe des rotateurs en fonction de leur position d’exécution. Par exemple, Reinold en 2004 a démontré qu’en utilisant une serviette roulée placée sous l’aisselle, cela augmentait l’activation des muscles de la coiffe des rotateurs. De même, Krause et collaborateurs (2018) ont mis en évidence une meilleure activation de l’infra-épineux lorsque le sportif se plaçait en position de gainage latéral. Ce dernier exercice a un double intérêt : améliorer efficacement et simultanément la rotation externe de l’épaule et les muscles du tronc.

 

  1. Les auto-massages peuvent-ils être utilisés lors de la phase de réathlétisation ?

Oui. Les auto-massages peuvent être inclus dans des protocoles de réathlétisation soit pour de la récupération (diminution des courbatures, élimination plus rapide des déchets métaboliques, Cheatham et al, 2015 ; Behmw 2017) soit pour l’amélioration de la posture par l’augmentation de la mobilité (Bushell, 2015). A titre d’exemple, ils peuvent être utilisés sur le petit pectoral pour éviter un enroulement excessif des épaules vers l’avant. Ou encore après une séance de réathlétisation pour détendre les tissus myofasciaux.

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RE-VISON #13

1. Dans le suivi d’une intervention chirurgicale visant à réduire une instabilité d’épaule, la récupération des amplitudes articulaires est un objectif à atteindre ?

Réponse : oui. La récupération des amplitudes articulaires est même primordiale dans la rééducation après opération. En effet, il a été montré dans la littérature qu’un déficit controlatéral en rotation externe pouvait être associé à un risque de blessure (Wilk, 2011). De même, une différence controlatérale de plus de 20° en rotation interne peut entraîner un risque de blessure (Bukhart, 2003).

2. Existe-il plusieurs formes de luxations d’une épaule ?

Réponse : oui. Dans leurs travaux datant de 1991, Walch, Sirveaux et Molé ont décrit trois formes anatomo-cliniques d’épaules instables : 1) une « vraie » luxation avec perte complète et permanente des surfaces de contacts ; 2) une subluxation,  qui correspond à une perte partielle et/ou provisoire entre les différences surfaces articulaires et 3) l’épaule douloureuse qui se caractérise par une instabilité passée inaperçue après un traumatisme et qui génère une douleur réveillée lors de l’action d’armer le bras.

 

3. Lors de la réathlétisation d’une instabilité d’épaule opérée, le travail de force maximale vient-il avant le travail d’endurance de force ?

Réponse : non. Un des premiers objectifs de la réathlétisation d’une épaule instable est de retrouver un contrôle neuromusculaire suffisant permettant une stabilisation des omoplates. Le travail d’endurance de force va alors permettre une grande répétition du ou des gestes choisis et donc un réentrainement à la sollicitation musculaire. L’augmentation des contraintes viendra donc dans un second temps, ce qui nous permettra de travailler plus spécifiquement la force maximale.

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RE-VISION #12

  • Après une opération d’une butée antérieure par la technique dite de Latarjet, tous les patients peuvent reprendre le sport au même moment ?

Réponse : non. Il n’existe pas de consensus quant au délai temporel pour un retour au sport après ce type d’opération. Actuellement, les délais constatés dans la littérature vont de 1,5 mois post-op pour les pratiquants de fitness à presque 10 mois pour les pratiquants de rugby (Dumont, 2014 ; Pötzl, 2003). Toutefois, la majorité des sportifs reprennent au bout de 6 mois post-opératoire (Ciccotti, 2017). La création du test de retour au sport S-STARTS permettra de valider un retour sur les terrains après ce type d’opération et donnera des éléments objectifs pour cette prise de décision.

  • Lors de la réathlétisation d’une épaule opérée, doit-on commencer par renforcer les muscles profonds avant de travailler les muscles superficiels ?

Réponse : oui. Le renforcement doit ainsi se concentrer sur les muscles stabilisateurs de l’omoplate pour assurer la stabilité des articulations. On va également se concentrer sur le renforcement de la coiffe des rotateurs et s’assurer que le ratio de force RE/RI (Rotateurs Externes/Rotateurs Internes) soit équilibré et soit compris entre 0,8 à 1 (Riemann, 2010 ; Westrick, 2013).

  • Après un épisode de luxation de l’articulation gléno-humérale, l’opération est obligatoire ?

Réponse : non. L’intervention chirurgicale n’est pas forcément obligatoire et plusieurs facteurs rentrent en compte dans cette décision comme le passé sportif, l’âge ou encore l’activité professionnelle du patient. Toutefois, les populations jeunes et sportives ont 95% de chances de récidives (Ciccotti, 2018).

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RÉ-VISION #11

  1. Une prise en charge sur 3 mois après une ligamentoplastie du LCA est-elle suffisante pour retourner au sport ?

Réponse : Non. Rosso(2018) a mis en évidence que le retour au sport était directement impacté par deux éléments. Tout d’abord, une prise en charge qui se prolonge au-delà de 3 mois. Le deuxième élément est l’orientation du travail réalisé lors de cette période. Il doit obligatoirement être orienté terrain, c’est-à-dire axé sur les patterns de mouvement sportif.

 

  1. Le travail d’hypertrophie est primordial en début de phase de réathlétisation ?

Réponse : Non. L’objectif est d’améliorer dans un premier l’activité neuromusculaire pour que cela influe ensuite sur l’hypertrophie.

 

  1. La méthode de renforcement musculaire dite « lourd-léger » est une méthode facile à utiliser en cabinet libéral ?

Réponse : Oui. Elle permet d’agir sur le structurel du muscle sur la partie « lourde » et le neuromusculaire sur la partie « léger ».

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RE-VISION #10

  1. La balance agoniste/antagoniste est-elle aussi importante que la balance jambe saine/ jambe lésée ?

Réponse : Oui. Il a été montré une augmentation du risque de blessure dans le cas d’un ratio agoniste/antagoniste déséquilibré ainsi que lors d’un déséquilibre controlatéral (Croisier, 2008).

 

  1. Pourquoi réaliser des tests fonctionnels à 6 mois post opératoire ?

Réponse : La réalisation de différents tests fonctionnels permet d’évaluer le niveau de récupération fonctionnel des patients opérés. Il a été montré que des mauvais résultats fonctionnels à 6 mois post opératoires impactaient de manière significative le taux de retour au sport (Nawasreh, 2017).

 

  1. Existe-il un temps minimum universel pour le retourner au sport après ligamentoplastie du LCA ?

Réponse : Non. Le niveau de ligamentisation du LCA (Pauzenberger, 2013) semble être suffisant à 6 mois post opératoire pour envisager une reprise progressive des activités de pivots/contacts. L’introduction des contacts se fera au 7ème mois post opératoire et la reprise de la compétition est envisageable à partir du 9ème mois post op. Une prise en charge optimale devra comporter une phase de réathlétisation pour rester dans ces délais. Toutefois, ne s’appuyer que sur délais temporels ne semble pas opportun. Il est nécessaire de s’appuyer sur des niveaux de récupération motrice pour optimiser la prise en charge individuelle des patients.

RE-VISION #9

  1. Doit- on privilégier un travail musculaire fonctionnel ou un travail musculaire isolé en phase de réathlétisation sur un sportif amateur ?

Réponse : Les deux éléments doivent impérativement être réalisés. Leur proportion dans la planification dépend de leur capacité neuromusculaire mais également de leur contrôle neuromusculaire. Le travail musculaire isolé permet de rééquilibrer le niveau de force maximal du membre lésé en comparaison du membre « sain ». Le travail musculaire fonctionnel permet de retrouver la fonctionnalité des groupes musculaires en situation sportive spécifique.

  1. Le travail de force est-il indispensable lors d’une réathlétisation du LCA sur un patient non sportif ?

Réponse : Oui. Toute personne opérée, qu’elle soit sportive ou non sportive, doit réaliser un travail de force pour agir en prévention secondaire sur le membre lésé mais également en prévention primaire sur le membre « sain ».

  1. Le travail à poids de corps suffit-il pour faire un travail de force ?

Réponse : Non. Et ceci pour deux raisons :

  • l’utilisation de charges additionnelles va permettre une sollicitation plus importante des fibres musculaires et de les préparer à la surcharge subie due à l’activité physique (exemple : on subit 2.5 fois son poids de corps lors de la course à pied).
  • le travail de force en réathlétisation est sous maximal par rapport au niveau développé avant la blessure. L’utilisation de machine permet de regagner progressivement de la force maximale sans surcharger l’articulation et risquer un syndrome rotulien ou tendinopathie.

RE-VISION #8

La balance agoniste/antagoniste de la cuisse doit-elle être respectée lors du travail de réathlétisation ?

Oui. Lors de l’évaluation isocinétique réalisée à 6 mois post op, le patient doit avoir recouvré un équilibre de force entre ses quadriceps et ses ischio-jambiers. Deux ratios vont être établis : le premier est le ratio conventionnel qui évalue l’équilibre de force concentrique entre les ischio-jambiers et les quadriceps (IJ/Q≥0.5). Le second est le ratio fonctionnel ou mixte qui évalue l’équilibre de force de la cuisse lors d’un mouvement dynamique, à savoir les quadriceps en concentrique à vitesse rapide et les ischio-jambiers en force excentrique (IJ/Q≥0.9).

 

La prise en charge en réathlétisation débute à 6 mois post opératoire ?

Non. La réathlétisation est composée de 5 phases qui débutent à plus ou moins 4,5 mois post op. Le suivi peut être réalisé jusqu’à 7 mois post op en comptant l’accompagnement sur le terrain.

 

Faut-il mettre en place un programme spécifique de réathlétisation suite à une opération d’un ménisque (suture ou méniscectomie partielle ou totale) ?

Non. La prise en charge reste similaire à celle d’une ligamentoplastie. L’élément principal à prendre en compte est l’intégration de la pliométrie et notamment verticale dans le programme de réathlétisation.