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RÉ-VISION #15

  1. Après une intervention chirurgicale par procédure Latarjet, tous les sportifs reprennent leur sport principal au même niveau qu’avant blessure?

Non.

Dans la littérature scientifique, il est souvent fait état d’un taux de retour au sport sans toutefois préciser le niveau de celui-ci. On observe alors que le taux de retour au sport au même niveau varie de 56% (Beranger, 2016) à 83% (Boileau, 2014). Nous trouvons même, dans 21,3% des cas (Beranger, 2016), un changement de pratique sportive à la suite de cette opération.

 

  1. Existe-t-il un test spécifique à la butée antérieure par Latarjet pour valider le retour au sport ?

Non.

Plusieurs tests sont décrits dans la littérature concernant les membres supérieurs, que ce soit en chaîne cinétique ouverte ou fermée, ou encore en uni ou en bilatérale. Cependant, pour la procédure Latarjet, aucun test n’est à ce jour validé (Hurley, 2019). C’est dans cet objectif que la batterie de tests fonctionnels S-STARTS a été créée.

 

  1. Peut-on faire de la réathlétisation pour une instabilité d’épaule sans pour autant en être opéré ?

Oui.

Lors d’épisodes de subluxations ou de luxations, l’intervention chirurgicale est privilégiée, notamment chez des sujets sportifs, jeunes et présentant plusieurs récidives (Ialenti, 2017). Cependant, ce n’est pas la seule option. Un traitement conservateur peut alors être fait et est notamment réalisé chez des sujets âgés, peu actifs et avec peu de récidives (Lévy, 2011). Dans le cas de sportifs non opérés, la réathlétisation se fera alors dans le but de renforcer les muscles stabilisateurs des omoplates ainsi que les muscles protégeant l’articulation glénohumérale, le tout en respectant les spécificités sportives avec pour objectif de reprendre leur activité en évitant le risque de récidive.