Anne Laure CAMPION-TILLY parle de l’apport de la formation dans son cabinet.

Découvrez le témoignage de Anne-Laure CAMPION-TILLY, kinésithérapeute à Bonneville en Haute-Savoie, qui a suivi les cursus « Genou » et « Epaule ».

 

  • Quels avantages avez-vous pu tirer des formations REATHLETIC ?

Grâce aux formations REATHLETIC Genou, nous connaissons les étapes, les objectifs à atteindre tout au long de la prise en charge kiné suite à une ligamentoplastie du LCA, par exemple.

L’objectif final d’une telle prise en charge est bien sûr la reprise du sport au niveau antérieur. Les tests finaux sont le test isocinétique et le K-STARTS, mais avant cela, le patient passe des niveaux de récupération et réalise le TAR ( test d’aptitude à la réathlétisation) à 3 mois post-opératoire.

Concernant la réathlétisation, REATHLETIC nous a permis de structurer nos séances de manière plus pertinente. Chaque séance s’articule autour de 3 axes qui fonctionnent entre eux comme des rouages : le travail de la force musculaire, le travail postural et de stabilité, le travail de la coordination neuromusculaire. En fonction du profil du patient et de son évolution, un axe peut prendre plus d’importance lors d’une séance. Formée maintenant depuis plus de 4 ans, tout cela est véritablement ancré dans ma pratique.

Nous remarquons aussi que le patient se sent sécurisé et sait où il va grâce à ses différents paliers à valider.

Ainsi, la majeure partie de nos patients obtienne d’excellents résultats après avoir effectué le test isocinétique et le K-STARTS (autour de 90%). Au vue de la littérature scientifique, nous pouvons en déduire que leur taux de re-blessure est significativement plus bas.

Donc finalement, dans notre cabinet, nous avons peu de réathlétisation après ces 6 mois post-opératoire.

  • Que faites-vous des patients arrivant après 6 mois post-opératoire, ceux qui nécessitent uniquement de la réathlétisation ?

Ces personnes arrivent souvent sur les conseils de leur médecin du sport ou de leur chirurgien, qui souhaite une prise en charge spécifique en réathlétisation par rapport aux déficits persistants.

Le fait de bénéficier, à travers l’application REATHLETICPro, d’une batterie d’exercices nous donne une base de travail intéressante.

Ce sont des séances différentes car le rythme est plus soutenu et la séance peut être structurée différemment. Les patients qui arrivent à 6 mois post opératoires suite à une ligamentoplastie de LCA, sont surpris par ce rythme mais en sortent satisfaits.

Le seul bémol est que ce sont des séances non-conventionnées. Cela nous oblige à « vendre » ces séances mais nous le faisons en expliquant les avantages de cette réathlétisation.

J’ajouterais qu’il faut avoir la possibilité de mettre en place le test K-STARTS et la réathlétisation. Un cabinet disposant de peu de surface pourra rencontrer un problème de place, notamment au niveau du test de l’Illinois modifié qui demande une certaine surface. Ce test peut toutefois être réalisé en extérieur sur un terrain adapté.

  • Avant les formations REATHLETIC, avez-vous senti cette frustration de laisser repartir votre patient dans la nature en fin de prise en charge kiné ?

En ce qui nous concerne, nous sommes venues nous former sur le cursus Genou dès l’ouverture de notre cabinet. Nous n’avons donc pas ressenti de frustration étant donné que nous avons tout de suite mis en place ce que nous avions appris lors des formations.

Je peux néanmoins parfaitement comprendre que certains de mes confrères puissent ressentir cela car notre priorité restera toujours le retour du patient à une activité physique normale et  à son niveau de pratique sportive antérieure.

En revanche, plus récemment, nous sommes venus faire le cursus Epaule. Nous y avons trouvé de véritables clés, une approche scientifique et organisée, quand, auparavant, nous travaillions un peu au feeling et que nous nous interrogions toujours sur le bon moment pour le retour au sport du patient.

Les formations Epaule et Genou nous ont donc apporté une vraie rigueur et une précision des données scientifiques dont nous avions besoin pour proposer une prise en charge encore plus pertinente.

 

EKS dispose, entre autre, de 2 plateaux techniques ( 100 m2 et 40m2) qui ont été conçus pour accompagner au mieux les patients.
Ces grands espaces de travail , au-delà d’offrir des équipements nombreux et variés , permettent d’offrir un terrain de rééducation adéquat pour réaliser un travail fonctionnel pertinent et approprié à chacun.
https://espace-kine-sante.fr/