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Return to Sport Composite Test After Anterior Cruciate Ligament Reconstruction (K-STARTS): Factors Affecting Return to Sport Test Score in a Retrospective Analysis of 676 Patients

Introduction

Plus de 29.5 à 44.3% des athlètes ayant eu une rupture du ligament croisé antérieur (LCA) qui a été opérée en subissent une seconde (même côté ou controlatéral). Ces résultats semblent montrer un retour au sport (RTS) trop prématuré. Les patients ayant réalisé des tests pour évaluer leur retour au sport ont diminué le taux de rerupture et augmenter leur taux de retour au sport. Le test K-STARTS est considéré comme un outil de mesure objectif pour évaluer l’état fonctionnel du sportif après une reconstruction du LCA. Bien que les tests RTS soient actuellement populaires, les facteurs influençant les scores RTS n’ont pas été bien étudiés. Par conséquent, le but de l’étude était de déterminer les facteurs clés qui peuvent influencer les résultats des tests RTS, lors de l’utilisation du K-STARTS chez un grand nombre de patients opérés d’une reconstruction du LCA. Nous émettons l’hypothèse que la réalisation d’un programme de RTS en plus de la rééducation standard est associée à de meilleurs résultats aux tests RTS.

Méthodes

Une analyse rétrospective des données collectées de manière prospective a été entreprise sur les patients ayant subi une première reconstruction du LCA (RLCA) entre mars 2016 et mai 2017 pour l’éligibilité à l’étude. Les critères d’inclusion étaient les patients âgés de 15 à 60 ans avec une évaluation K-STARTS réalisée 6 mois après la chirurgie. Les patients étaient exclus s’ils avaient des blessures multiligamentaires, nécessitant d’autres interventions concomitantes majeures (ostéotomie tibiale), ou avait des antécédents de blessure ou chirurgie à l’un ou l’autre genou. Les patients ont subi une RLCA en utilisant l’une des greffes types suivantes : tendon rotulien (TR) ou tendons ischio-jambiers (DIDT). Lorsqu’une procédure anterolatéral a été ajoutée, elle était soit une reconstruction du ligament antérolatéral soit une procédure de Lemaire modifiée.

Tous les patients ont suivi le même programme de rééducation. En France, la rééducation comprend 40 séances. Ce processus de rééducation a commencé en préopératoire avec des exercices d’activation des quadriceps. En postopératoire, un travail d’amplitude articulaire, de contractions musculaires de la cuisse et de marche avec béquilles ont été initiés immédiatement après la chirurgie. L’objectif de rééducation des 2 premières semaines après la chirurgie était basée sur l’activation du quadriceps et la restauration précoce de l’extension complète de la jambe. Cela comprenait la cryothérapie et des exercices physiques spécifiquement ciblés pour éviter les effets d’inhibition musculaire. Un retour progressif aux activités sportives a été autorisé à partir de 4 mois après la chirurgie pour les sports sans pivot (c’est-à-dire, course à pied, vélo), 6 mois pour les sports de pivots sans contact (c.-à-d. tennis, ski) et 8 à 9 mois pour les sports de pivots contact (ex. football, rugby).

En plus de ce protocole de rééducation standard, tous les patients ont eu la possibilité de participer à un programme individualisé de RTS (Reathletic). L’objectif de ce programme spécifique de RTS (encadré par des préparateurs physiques) était de restaurer la fonction musculaire et les schémas moteurs par l’entraînement spécifique de : force maximale des muscles extenseurs du genou, des ischio-jambiers, et des muscles de la hanche ; endurance de force ; de force explosive; activité pliométrique ; exercices de proprioception; éducation sur les techniques de réception de saut ; les pivots et rotations ; et les changements de direction. Les patients choisissant de participer au programme RTS, débute généralement à 3 mois après l’opération, après avoir repris la course à pied. Le programme comprenait 10 séances qui se sont déroulées sur une période de 3 mois. La participation au programme RTS a eu lieu en en plus du programme de réadaptation standard et non à la place de celui-ci.

Résultats

Un total de 676 patients (476 hommes, 200 femmes) a subi une RLCA pendant la période d’étude. L’âge moyen de la population étudiée était de 27,6 ± 10,4 ans (extrêmes, 15-60 ans) au moment de la chirurgie. Le score K-STARTS était significativement plus élevé chez les patients de sexe masculin que chez les patientes (13,9 vs 12,4 ; P < 0,001), chez les patients plus jeunes (ceux âgés de < 30 ans vs patients plus âgés ; 14,2 vs 12 ; P < 0,001), les reconstructions du LCA réalisées avec des autogreffes de tendons ischio-jambiers par rapport aux reconstructions tendon rotulien (13,5 contre 13,1 ; P = 0,03) et chez ceux qui ont terminé un programme RTS spécifique en plus de la rééducation standard, par rapport à ceux qui n’ont pas participé (17,1 vs 13,1 ; P < 0,001). Cependant, le seul facteur qui a significativement influencé le K-STARTS score au-delà du seuil minimal de changement détectable (MDC) était l’achèvement du programme RTS supplémentaire. La fréquence d’activité sportive pré-blessure, si le membre dominant a été blessé, le temps entre la blessure et la chirurgie, la présence de lésions méniscales associées et la réalisation d’une ténodèse latérale n’ont pas influencé significativement le score K-STARTS.

Discussion

Les principaux résultats de cette étude étaient que l’âge, le sexe, l’achèvement d’un programme RTS spécifique (en plus du programme standard rééducation) et le type de greffe du LCA utilisé de manière significative influençaient le score du test composite de RTS K-STARTS à 6 mois après la RLCA. Dans l’étude actuelle, le seul critère qui a influencé de manière significative le score K-STARTS au-delà du seuil MDC était le participation et réalisation des 10 sessions du RTS programme. Ce résultat, bien qu’il ne soit pas directement comparable, est en accord avec de récents travaux : L’achèvement de la rééducation était le facteur le plus important influençant le succès du RTS, et que les patients ayant terminé leur rééducation étaient près de 8 fois plus susceptibles de valider leur RTS que ceux qui ne l’ayant pas fait. De plus, le fait de ne pas terminer la rééducation était associée à un taux d’échec beaucoup plus élevé aux critères de test de RTS. Récemment, le concept d’appliquer une session de tests pour déterminer le moment approprié du RTS a gagné en popularité, parce que les patients qui réussissent ces tests ont un risque plus faible de blessure et un taux accru de RTS.

Conclusion

La réalisation d’un programme de RTS spécifique, en plus du programme standard de rééducation, est le facteur le plus important influençant le test composite du K-STARTS à 6 mois après l’ACLR.

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Validité prédictive du score S-STARTS à prédire le retour au sport à 1 an post-opératoire : résultats préliminaires

Introduction

L’instabilité antérieure de l’articulation glénohumérale est une blessure fréquente dans les sports de contact ou de collision, et est caractérisée par de nombreuses rédicidives de subluxation ou luxation chez les jeunes sportifs notamment. Pour permettre d’autoriser le retour au sport après stabilisation chirurgicale de l’épaule par procédure Latarjet, le score S-STARTS, issu d’une batterie de tests évaluant le statut fonctionnel et psychologique a été validé statistiquement. Cependant, aucune relation entre le score composite obtenu à 4,5 mois post-opératoire et le retour au sport à 1 an post-opératoire n’a été reporté. L’objectif de cette étude était d’évaluer le caractère prédictif du score S-SATRTS sur la reprise du sport à 1 an post-opératoire.

Méthodes

Soixante-dix-sept sportifs, âgés de 16 à 43 ans, ayant réalisé la batterie de tests à 4,5 mois après avoir subi une chirurgie stabilisatrice de l’épaule par procédure Latarjet ont été inclus dans cette étude. Un questionnaire téléphonique leur a été administré à un an post-opératoire avec pour question principale « A l’heure actuelle, pratiquez-vous un sport ? ». La sensibilité et spécificité du score S-STARTS issues d’une courbe ROC et de l’indice de Youden, un test t de Student, les ratios de vraisemblance positif et négatif ainsi que l’odds ratio ont été réalisés pour évaluer le caractère prédictif du score composite S-STARTS sur la reprise du sport.

Résultats

A un an post-opératoire, 88% des sportifs (68/77) avaient repris le sport. Le score moyen des sportifs ayant repris le sport était significativement supérieur à ceux n’ayant pas repris le sport (14.6 ± 3.1 points vs. 11.0 ± 3.2 points sur 21 ; p < 0,01 ; taille d’effet : 1,12). Le meilleur compromis entre sensibilité (85%) et spécifié (67%) a été trouvé pour un score de 11,5 points sur 21 avec un J de Youden à 0,52. L’aire sous la courbe ROC (AUC) était de 0,79. Le ratio de vraisemblance positif était de 2,55 et le ratio de vraisemblance négatif de 0,22. L’Odds ratio était de 11,6.

Discussion

La capacité du score S-STARTS à prédire le retour au sport était qualifiée de moyenne. Néanmoins, un sportif avec un score au-dessus de 11,5 points à 4,5 mois post-opératoire aurait 11,6 fois plus de chance de reprendre le sport à 1 an post-opératoire. Le S-STARTS semblerait être un score sensible avec une forte probabilité à limiter le nombre de refus au retour au sport à des patients qui en auraient eu la capacité. Cependant, le score S-STARTS présenterait une spécificité limitée, à savoir à limiter le nombre d’autorisations au retour au sport à des patients qui n’en n’auraient en réalité pas les capacités. Après une opération de butée antérieure par procédure Latarjet, le score S-STARTS semble être un outil prometteur pour aider les entraîneurs sportifs et les cliniciens dans la prise de décision au retour au sport. Cette étude, qui présente des résultats préliminaires, demande à être complétée avec un plus grand effectif de patients.

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Quel est l’intérêt d’une phase de réathlétisation pour retourner au sport ?

Intérêt de réaliser une phase de réathlétisation pour retourner au sport : résumé de l’article paru dans Sports Health en 2021

Return to Sport Composite Test After Anterior Cruciate Ligament Reconstruction (K-STARTS): Factors Affecting Return to Sport Test Score in a Retrospective Analysis of 676 Patients.

Franck F, Saithna A, Vieira TD, Pioger C, Vigne G, Le Guen M, Rogowski I, Fayard JM, Thaunat M, Sonnery-Cottet B.

Sports Health. 2021 Feb 6:1941738120978240. doi: 10.1177/1941738120978240.

Contexte : Le retour au sport (RTS) au niveau initial après une reconstruction du ligament croisé antérieur (LCA) est le principal objectif mais les facteurs influençant ce retour au sport sont mal connus. Le Knee Santy Athletic Return to Sport (K-STARTS) est un test composite conçu pour évaluer la capacité à retourner au sport après une chirurgie du LCA.

Hypothèse : Déterminer les facteurs clefs qui influencent le score K-STARTS dans une population importante de patients opérés d’un LCA.

Méthodes : Une analyse rétrospective des données collectées prospectivement a été réalisée. Tous les patients ayant subi une reconstruction du LCA entre mars 2016 et mai 2017 et ayant également réalisé une évaluation K-STARTS à 6 mois postopératoire ont été inclus. Pour identifier les facteurs influençant le score K-STARTS, une analyse de variance a été réalisée. Âge, sexe, niveau sportif, délai entre la blessure et la chirurgie, lésions concomitantes, type de greffe, procédure de ténodèse latérale supplémentaire, et la participation à un programme de RTS (réathlétisation) ont été analysés pour identifier les facteurs influençant le score K-STARTS.

Résultats : Un total de 676 patients a été inclus dans l’étude. Le score K-STARTS était significativement plus élevé chez les patients de sexe masculin comparativement aux femmes (13,9 vs 12,4; P <0,001), chez les patients plus jeunes (ceux âgés de <30 ans vs les patients plus âgés; 14,2 vs 12; P <0,001), les reconstructions du LCA réalisées avec des autogreffes de tendon ischio-jambiers par rapport au tendon rotulien (13,5 vs 13,1; P = 0,03) et chez ceux qui ont terminé un programme spécifique de RTS en plus de la rééducation standard, par rapport à ceux n’en ayant pas effectué (17,1 vs 13,1; p <0,001). Cependant, le seul facteur qui a considérablement influencé le K-STARTS le score au-delà du seuil de changement minimal détectable était l’achèvement du programme RTS supplémentaire. La fréquence de pratique sportive avant blessure, si le membre dominant a été blessé, temps écoulé entre la blessure et la chirurgie, la présence de lésions méniscales associées, et si une ténodèse latérale a été réalisée n’a pas eu d’influence significative sur le score K-STARTS.

Conclusion : L’achèvement d’un programme RTS spécifique, en plus de la rééducation standard, était le facteur le plus important influençant le score fonctionnel et psychologique du test RTS composite du K-STARTS à 6 mois après la reconstruction du LCA.

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Nos programmes spécialisés pendant la crise COVID 19

Cas évoqué : problématique de suivi en réathlétisation en période de COVID

La crise sanitaire liée au COVID a largement chamboulé nos emplois du temps de praticiens mais également celui de nos clients.

Le suivi des séances de réathlétisation n’a pu se poursuivre en raison de la fermeture obligatoire de notre établissement.

Dans cette situation, il a donc fallu trouver des moyens pour que nos clients ne perdent pas leurs acquis.

Nous avons mis en place des programmes personnalisés avec une utilisation restreinte de matériel spécifique. L’objectif était de pouvoir réaliser entre 2 et 3 séances par semaine de renforcement spécifique d’une durée moyenne de 1H.

Une séance de cardio était demandée en sus. Cela a pu être mis en place durant les 4 premières semaines. Cependant, la progression était limitée par l’utilisation du matériel à leur disposition ainsi que par la connaissance des exercices à réaliser et leur bonne exécution.

Pour palier à cela, nous avons réorienté nos clients vers les kinésithérapeutes labellisés « Réathlétisation genou » appartenant à notre réseau de kinés formés chez Athletic. La continuité de la prise en charge a donc pu se faire sans que les patients subissent un préjudice car les méthodes employées et la logique de progression dans la planification étaient les mêmes.

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Prise en charge en réathlétisation d’un jeune footballeur à 4,5 mois post opératoire d’une rerupture du LCA

Prise en charge en réathlétisation d’un jeune footballeur à 4,5 mois post opératoire d’une rerupture du LCA

La rupture du ligament croisé antérieur (LCA) du genou est l’une des blessures les plus graves chez les sportifs. Aux Etats-Unis, il est recensé entre 100 000 et 200 000 ruptures du ligament croisé par an (1). Le taux de blessure du LCA est plus élevé chez les jeunes athlètes pratiquant un sport avec des changements de direction à vitesse élevée, des pivots et des contacts (2-3).
La re-rupture ipsilatéral ou une rupture controlatérale n’est pas à exclure. En effet, dans sa métha-analyse de 2016, Wiggins (4) a pu observer, en moyenne, 15% de rechute (controlatéral et ipsilatéral). En poussant plus loin sa recherche, il a intégré des études comprenant un taux de re rupture associée à l’âge des patients. En effet, les jeunes (<25 ans) sont une population plus à risque avec un taux de 21%.

Le cas pratique étudié aujourd’hui concerne la réathlétisation d’un jeune footballeur après une rechute d’une ligamentoplastie, à 10 mois post opératoire. Il a été opéré avec une chirurgie par DIDT (droit interne et demi tendineux) et la seconde avec la méthode Kenneth Jones (prélèvement tendon rotulien) avec une reconstruction du ligament antero-lateral (ténodèse latérale) ainsi qu’une suture des ménisques, interne et externe. Ce patient évolue dans un centre de formation en catégorie U19.

L’enjeu de sa venue chez Reathletic était une reprise rapide de ses capacités musculaires et fonctionnelles afin de pouvoir reprendre l’entrainement progressivement avec le club.
Nous avons commencé la phase de réathlétisation à partir de 4mois ½ post opératoire, et nous l’avons accompagné jusqu’au 6ème mois. Une seconde phase, de préparation physique, a été réalisé après 2 semaines de coupure, avant de repartir en club.

• 1ere phase :
10 séances de réathlétisation d’une durée d’1 heure, encadrées un préparateur physique spécialisé, ont été réalisées, ainsi qu’un programme de course à pied à effectuer en autonomie avec une augmentation progressive de la charge de travail.
Des douleurs rotuliennes étaient présentes au début du protocole ainsi qu’une douleur postéro-externe qui était présente depuis la seconde opération.

L’objectif principal du protocole était d’effectuer un travail de renforcement spécifique du quadriceps, des ischio-jambiers, des stabilisateurs de hanche, en intégrant progressivement le travail pliométrique pour aller vers un travail spécifique à l’activité.

  • Le protocole de la phase de réathlétisation s’est déroulé en 3 étapes :
    La première étape avait pour but de diminuer les douleurs rotuliennes à travers un travail de renforcement du quadriceps. L’activation du vaste medial en chaine cinétique ouverte à travers un travail isométrique à faible charge associé à un travail excentrique avec augmentation progressive de la charge a permis une disparation des douleurs rotuliennes. Les douleurs postéro-externes ont progressivement diminué durant le protocole avec un réapprentissage du travail de contraction des ischio-jambiers. Infra-douloureux est le maître mot lors de cette période. Nous avons donc débuté par un travail de renforcement excentrique des ischio-jambiers avec une prédominance sur la course interne, associé à un travail concentrique en utilisant le glute (CF: photo 1). Des difficultés d’activation des ischio-jambiers et un manque de force en course interne étaient présents.
    En parallèle, nous avons associé un travail de coordination et de motricité dans l’axe ainsi qu’un travail proprioceptif.
  • la seconde étape avait pour but de développer la force excentrique et concentrique du quadriceps et des ischio-jambiers, ainsi que le renforcement des muscles stabilisateurs de hanche. Nous avons intégré le travail postural dans le but de maitriser le genu valgum dynamique. Lors de cette période les douleurs postéro-externes se faisaient ressentir sur les exercices de pliométrie que nous avions intégrés progressivement.
  • la dernière étape était axée sur la reprise progressive d’appuis, l’intégration des changements de direction, de la pliométrie et des courses à haute intensité. Puis au fur et à mesure, nous nous sommes orientés vers du spécifique football.

Notre fil rouge de renforcement de la course interne des ischio-jambiers a permis de faire disparaitre les douleurs présentes et de pouvoir réaliser l’ensemble des exercices.

Dans le cadre de son suivi post-opératoire, ce joueur a passé un test isocinétique ainsi qu’un test de fonctionnel (K-STARTS). Sur le test isocinétique nous avons pu observer un manque de force en excentrique de 18%. Les autres valeurs du test étaient bonnes. Concernant le test K-STARTS, il a obtenu un score de 100/100 avec une validation de la maitrise fonctionnelle (part primordiale dans l’objectif de reprise).

Lors de la seconde phase, nous avons continué à travailler les ischio-jambiers en l’intégrant dans une préparation physique spécifique football.

Ce jeune joueur a pu reprendre l’entrainement adapté sur terrain à 6 mois et demi post-opératoire et l’entraînement collectif sans contact à 7 mois.

Bibliographie :

(1) Ahldén M, Samuelsson K, Sernert N, Forssblad M, Karlsson J, Kartus J. The Swedish National Anterior Cruciate Ligament Register: a report on baseline variables and outcomes of surgery for almost 18,000 patients. Am J Sports Med. 2012; 40(10):2230–2235. [PubMed: 22962296]
(2) Andernord D, Desai N, Bjornsson H, Ylander M, Karlsson J, Samuels-son K. Patient predictors of early revision surgery after anterior cruciate ligament reconstruction: a cohort study of 16,930 patients with 2-year follow-up. Am J Sports Med. 2015; 43(1):121–127. [PubMed: 25325560]
(3) Brophy RH, Stepan JG, Silvers HJ, Mandelbaum BR. Defending puts the anterior cruciate ligament at risk during soccer: a gender-based analysis. Sports Health. 2015; 7(3):244–249. [PubMed: 26131302]
(4) Wiggins AJ, Grandhi RK, Schneider DK, Stanfield D, Webster KE, Myen GD. Risk of Secondary Injury in Younger Athletes After Anterior Cruciate Ligament Reconstruction: A Systematic Review and Meta-analysis. Am J Sports Med. 2016 Jul; 44(7): 1861–1876.

1ère phase

2ème phase

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Prise en charge d’une luxation antérieure de l’épaule avec paralysie du plexus brachial

Prise en charge d’une luxation antérieure de l’épaule avec paralysie du plexus brachial

La sensibilité et la motricité du membre supérieur est fournie par le plexus brachial qui est composé des nerfs issus des racines spinales de C5 à T1. Le déplacement de la tête humérale en dehors de la cavité glénoïde, lors d’un traumatisme ou d’un accident, peut entraîner une lésion de ce dernier.

Le cas évoqué dans cet article concerne une jeune femme de 27 ans pratiquant du sport loisir et qui ,suite à une chute en ski (choc épaule contre un bloc de glace) présentait une luxation antérieure de l’épaule, associée à une paralysie du plexus brachial.

En l’absence de récupération au bout de 3 mois (hématome non résorbé et fibrosé), une exploration chirurgicale avec neurolyse  a été réalisée. Une longue phase de rééducation a été menée, permettant une récupération partielle des amplitudes. Suite à cela elle a souhaité mettre en place une phase de réathlétisation pour reprendre ses activités sportives dans les meilleures conditions.

Pour débuter cette phase, nous avons realisé un test d’aptitude à la réathlétisation à 18 mois post opératoire afin de connaitre sa capacité à suivre ce processus. Ce bilan a mis en évidence :

-Une contracture au niveau du trapèze supérieur du côte lésé

-Un déficit d’amplitude en rotation médiale et latérale associé à des douleurs sur les derniers degrés

-Un déficit de force et d’endurance de force

Une prise en charge de 10 séances de réathlétisation a été préconisée.

L’objectif principal de notre protocole était de retrouver une capacité de mouvements sans gêne ni douleur (travail d’amplitude) et des capacités musculaires (travail de renforcement) afin de poursuivre sereinement ses différentes activités sportives.

La 1ere phase était axée sur un travail d’étirement pour éliminer les tensions musculaires et améliorer la mobilité du rachis cervical et de l’épaule (travail postural et proprioceptif).

Les exercices sont réalisés à poids de corps sur des surfaces stables, en statique puis en dynamique à vitesse très lente (sans douleur).

La 2eme phase a mis l’accent sur le renforcement des muscles stabilisateurs de l’articulation scapulo-thoracique puis de la gléno-humérale, avec un travail en tempos variés pour stimuler spécifiquement les qualités de proprioception, d’endurance et de force.

La 3eme phase était plus orientée vers un travail fonctionnel en relation avec les activités physiques variées. Le travail de proprioception se complexifie avec l’ intégration d’exercices sur plan instable et/ou avec charge instable pour stimuler les capacités de coordination et de stabilisation articulaires en dynamique.

Le travail s’intensifie en phase quatre, phase de travail fonctionnel spécifique, avec la mise en place de situations plus contraignantes combinant des exercices de proprioception, de renforcement global, de parcours sur l’échelle de rythme. Exercices réalisés sous forme de circuit training .

 

A l’issu du protocole de réathlétisation, notre sportive a réalisé un test de retour de sport où elle a obtenu de très bons résultats (tests de force analytique et fonctionnelle). Elle a ainsi pu reprendre progressivement ses activités physiques.

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Prise en charge d’une chondropathie femoro-patellaire chez un footballeur professionnel

Prise en charge d’une chondropathie femoro-patellaire  chez un footballeur professionnel

La chondropathie femoro-patellaire se caractérise par des lésions cartilagineuses de la trochlée ou de la rotule, les étiologies étant multiples. Elle est caractérisée par des douleurs antérieures le plus souvent en position fléchie associées ou non à des craquements dans les mouvements de flexion/extension.

Le cas pratique évoqué dans cet article concerne un footballeur professionnel international évoluant dans un championnat étranger.  Il présentait une chondropathie rotulienne. L’enjeu de sa venue chez REATHLETIC était de recouvrer ses capacités musculaires afin de pouvoir reprendre l’entraînement spécifique après la trêve hivernale pour participer à la deuxième partie de saison. Les douleurs étaient alors récurrentes et intenses avec une forte inhibition de son quadriceps. A son arrivée chez REATHLETIC, le joueur sortait d’une phase de réathlétisation qui n’avait pas portée les fruits escomptés. En effet, l’inhibition douloureuse était toujours présente et ses schémas moteurs, notamment lors des sauts, étaient fortement perturbés. Suite à la réalisation du test d’aptitude à la réathlétisation, une première phase 10 séances de réathlétisation d’une durée d’1h30 encadrées par un préparateur physique spécialisé pendant 2 semaines consécutives ont été préconisées.

L’objectif principal de cette première phase du protocole était d’effectuer un travail de renforcement spécifique du quadriceps (en privilégiant le renforcement excentrique et plus spécifiquement le vaste medial) sans oublier d’effectuer un travail des ischio-jambiers afin de maintenir l’équilibre de la balance agoniste/antagoniste.  Un travail de renforcement des muscles abducteurs/rotateurs externes et des muscles adducteurs de hanche est venu compléter ce programme.

Le protocole s’est déroulé en 2 étapes :

  • Restaurer les qualités musculaires du quadriceps puis renforcer musculairement le bas du corps avec intensification de la charge de travail associé à du travail d’endurance musculaire. Le renforcement du quadriceps à nécessité beaucoup de précaution afin de limiter les contraintes sur le cartilage tout en permettant un gain significatif de force permettant par la suite de limiter les contraintes mécaniques dans le genou. Le travail fonctionnel n’a pu être mis en place qu’au cours de la 2ème semaine de travail au vue de la difficulté à réintégrer les « bons » schémas moteurs.

A l’issu de cette première phase, une période de repos de 10 jours a été imposée au sportif afin de favoriser la surcompensation du travail effectué en première phase.

  • Une deuxième phase de 10 séances sur 2 semaines consécutives a ensuite été mise en place. L’objectif principal de cette deuxième phase du protocole était d’intégrer une préparation physique à la réathlétisation pour optimiser le retour à l’entraînement collectif. La première semaine du travail a été basée sur du travail en salle pour s’assurer d’une capacité et d’un contrôle neuromusculaire suffisant permettant de reprendre l’entraînement sur terrain avec crampons. Le travail de préparation sur terrain a donc débuté au cours de cette deuxième semaine avec du travail d’appuis, des changements de direction, du travail avec ballon, du travail intermittent avec et sans ballon et du travail devant le but.

En fin de protocole, le joueur était capable d’effectuer des courses longues, des courses à hautes intensités avec changements de direction, des sauts répétés sur sol stable et instable sans douleur ni appréhension. Il a pu retourner dans son club afin de poursuivre le travail entrepris pour permettre une reprise de l’entrainement collectif début janvier.

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Sportif amateur pratiquant le cyclisme sur route et le VTT, opéré à la suite d’une luxation provoquée par une chute sur la main

Le cas pratique étudié aujourd’hui porte sur un sportif amateur pratiquant le cyclisme sur route et le VTT. Ce sportif a été opéré à la suite d’une luxation (perte permanente et complète des surfaces articulaires au niveau de l’articulation glénohumérale) provoquée par une chute sur la main lors d’une sortie.

A 4,5 mois post-opératoire, il est venu au centre ATHLETIC afin de passer le S-STARTS, pour valider, ou non, son retour au sport.

A la suite de cette batterie de tests, ses résultats étaient en deçà de ses attentes initiales et nous avons pu observer plusieurs déficits : ses muscles de sa coiffe des rotateurs étaient plus faibles sur son épaule opérée, il manquait d’explosivité, de puissance et également d’endurance musculaire. 6 séances de réathlétisation lui ont été préconisées. Il a donc fallu prendre en compte les déficits observés mais également les spécificités et exigences de son activité physique.

Sa réathlétisation a été axé autour de 3 axes principaux :

  1. Postural et proprioceptif
  2. Renforcement des muscles spécifiques
  3. Développement des qualités physiques spécifiques de son sport
  • La première phase, commune à toutes les réathlétisations d’épaule, était axée sur le travail postural où l’on a débuté avec des exercices simples, à poids de corps, sur des surfaces stables en privilégiant un tempo lent et un contrôle neuro-musculaire. Nous avons également débuté la phase proprioceptive avec des tâches motrices simples.
  • Pour la seconde phase, nous avons entrepris un travail de renforcement spécifique des muscles stabilisateurs de la scapulo-thoracique avec, notamment, du travail de tirage unilatéral en complexifiant la tâche au fur et à mesure. Nous avons également continué notre travail de proprioception en augmentant la difficulté progressivement.
  • Enfin, pour la troisième et dernière phase, nous avons axé notre travail de développement des qualités physiques en essayant de se rapprocher des spécificités de son activité. Nous avons donc réalisé plusieurs circuits d’endurance de force où le sportif devait faire des exercices avec des échelles de rythmes couplés à un travail avec un trampoline dans le but de réadapter son épaule aux contraintes d’absorption.

A la fin de ces séances, le sportif a été capable de reprendre son sport et toutes ses activités professionnelles sans douleur ni appréhension.

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Réathlétisation d’une épaule après opération d’une butée antérieure

Réathlétisation d’une épaule après opération d’une butée antérieure

Le cas pratique étudié aujourd’hui concerne la réathlétisation d’un joueur de rugby évoluant en promotion d’honneur, opéré d’une butée antérieure à la suite de subluxations récidivantes.

Dans le schéma de prise en charge post opératoire, une radio de contrôle et une visite avec le chirurgien et le médecin référent sont prévues au 3e mois pour vérifier la consolidation de la butée. Suite à cette visite et selon leurs recommandations, leur aval est donné pour que soit effectué à ATHLETIC un test d’aptitude à la réathlétisation (T.A.R)

Ce test a pour objectif de valider ou non une entrée en réathlétisation, en vérifiant que les amplitudes articulaires ont toutes été récupérées et qu’il y a une bonne stabilité du complexe de l’épaule. L’observation morpho statique nous renseigne également sur d’éventuels défauts de posture aux fins de proposer des éléments de travail pour corriger les déséquilibres observés avant d’entreprendre un renforcement plus global de l’épaule.

L’entrée en réathlétisation ayant été validée, nous avons préconisé 9 séances avec pour objectifs :

Correction des défauts observés : très léger déficit d’amplitude des rotateurs latéraux de l’épaule opérée par rapport au membre sain, cyphose thoracique, enroulement des épaules sur l’avant et élévation de l’épaule opérée.

– Amélioration du contrôle neuromusculaire de l’épaule

– Renforcement des muscles scapulo-thoraciques et scapulo-huméraux

Le protocole s’est déroulé en 3 phases :

°La phase 1 (3 séances) a été consacrée à un travail de mobilité, de posture et de proprioception visant à optimiser l’amplitude en RE 2, à améliorer la synergie entre les ceintures pelvienne et scapulaire, à l’activation des muscles scapulo-thoracique, avec prédominance sur la région postérieure (rhomboïdes, élévateurs de la scapula, trapèze inferieur). Les exercices sont réalisés sur des tempos lents, priorisant le contrôle moteur associé à un maintien postural efficace, avant d’entreprendre un renforcement plus soutenu. Phase importante pour recouvrer de la confiance et lever les appréhensions.

°La phase 2 (4 séances) a été axée sur un travail d’endurance de force des muscles scapulo- thoraciques puis des muscles scapulo-huméraux. Le travail de proprioception s’intensifie par une complexification des tâches en intégrant des exercices sur surfaces instables et/ou avec charges instables, à des vitesses d’exécution plus élevées, combiné avec d’autres taches motrices.

°La phase 3 (2 séances) a mis l’accent sur un travail plus dynamique pour recouvrer de la vitesse et de la coordination motrice spécifique rugby, en sollicitant les fibres rapides avec des exercices comme le tapping scapulaire, l’échelle de rythme associé à un travail de passes.

En fin de protocole, le sportif était capable de réaliser des mouvements fonctionnels et de musculation sans aucune douleur, gène ni appréhension. Suite à sa réathlétisation, il a effectué un test fonctionnel de retour au sport qui lui a permis de valider une reprise terrain.

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Prise en charge d’un rugbyman professionnel post LCA

Prise en charge d’un rugbyman professionnel post LCA

Depuis la professionnalisation du rugby en 1995, le taux de blessures n’a cessé d’augmenter (Fuller, 2013). Le rugby est un sport avec des impacts violents entraînant des blessures souvent grave débouchant sur une longue période de récupération et de rééducation (> 10 semaines) (Williams, 2013). Les blessures au genou représentent le plus grand nombre de jours d’absence chez les rugbymen professionnels. Les lésions du LCA représentent 29% des jours manqués dû aux blessures au genou, soit en moyenne 271 jours d’absence par rupture du LCA (Dallalana, 2007). Montgomery (2018) a montré un taux de lésions de LCA de 0.43 pour 1000 heures de pratique en condition de match. 56% des blessures du LCA interviennent soit lors d’un plaquage, soit lors d’une course offensive. Plus de la moitié des lésions du LCA interviennent sur un contact. Pour les lésions sans contact, la plupart surviennent lors d’un appui latéral de la part du porteur de balle et principalement lors d’une attaque talon du pied au sol (Montgomery, 2018).

Le cas pratique étudié est un jeune rugbyman de 23 ans évoluant en Pro D2, ayant subi une rerupture du LCA lors d’un match de Top 14. En effet, le joueur avait déjà eu une intervention en 2014 sur le même genou. Suite à la passation de deux K-STARTS révèlant des déficits importants, le joueur a intégré un protocole de réathlétisation spécifique du genou au sein de notre structure Reathletic. La prise en charge s’est effectuée sur 3 semaines consécutives à raison d’une séance quotidienne d’1H30 encadrée par un préparateur physique spécialisé et de 30min de protocoles de récupération avec Game ready et pressothérapie.

La présence d’une inhibition quadricipitale douloureuse mise en évidence lors de l’évaluation isocinétique a orienté le protocole sur une prise en charge associée entre LCA et syndrome douloureux rotulien (SDR). La plus grande difficulté dans ce protocole a été de « casser » la boucle nociceptive afin de permettre au quadriceps d’agir sur toute l’amplitude du mouvement. Le protocole a suivi deux axes de renforcement : la force maximale et l’endurance de force.

La force maximale excentrique a été l’axe de travail principal des premières séances afin d’augmenter la capacité du muscle à absorber les contraintes rotuliennes. Pour cela, nous avons mis en place deux types d’exercices en chaîne cinétique fermée : le premier consistait à augmenter la force maximale sur les 40 premiers degrés de flexion, et le deuxième, d’avoir un travail excentrique infra douloureux sur une amplitude musculaire de 110° de flexion. En parallèle, la séance comportait un travail d’endurance de force au travers d’exercices d’appuis sur des angles de flexion faibles permettant à la fois de développer la coordination motrice mais également de redonner l’habitude au muscle de travailler sans douleur.

Une deuxième phase avec l’introduction du travail en chaîne cinétique ouverte, tout d’abord en statique puis en dynamique les 40° derniers d’extension a permis de retrouver une certaine fonctionnalité du genou.

La troisième a été axée sur un transfert du travail de force sur des exercices d’agilité spécifique rugby.

A l’issu du protocole, le joueur a pu réintégrer progressivement le travail avec son équipe afin de continuer sur une préparation physique spécifique rugby avec les préparateurs physique de son club. Après un mois et demi de travail dans son club et 11 mois après son opération, le joueur a repris la compétition lors d’une rencontre de Pro D2.

 

Bibliographie

Williams S, Trewartha G, Kemp S, & Stokes, K (2013). A meta-analysis of injuries in senior men’s professional Rugby union. Sports Medicine, 43 (10), 1043–1055.

Fuller CW, Sheerin K, Targett S. Rugby World Cup 2011: International Rugby Board injury surveillance study. Br J Sports Med 2013; 47: 1184–91.

Dallalana RJ, Brooks JH, Kemp SP, et al. The epidemiology of knee injuries in English professional rugby union. Am J Sports Med 2007; 35: 818–30.

Montgomery C, Blackburn J, Withers D, Tierney G, Moran C, Simms C. Mechanisms of ACL injury in professional rugby union: a systematic video analysis of 36 cases. Br J Sports Med. 2018; 52(15):994-1001.

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