Nouveautés

RETROUVEZ TOUS NOS ARTICLES

Nos projets scientifiques en cours

Depuis plusieurs mois, le Comité scientifique travaille à la mise en place d’un test fonctionnel de l’épaule pour les personnes opérées, dans la continuité du travail déjà réalisé sur le genou. A l’heure actuelle, le contenu du test a été défini et la fiabilité du test a déjà été évaluée sur un groupe contrôle, à savoir, des personnes n’ayant subi aucune lésion des épaules. Les premiers résultats permettent de poursuivre cette étude de fiabilité en évaluant le niveau de récupération fonctionnel de personnes opérés d’une butée antérieure de l’épaule. Le souhait du Comité scientifique d’optimiser le schéma de prise en charge post opératoire va aboutir à la mise en place, courant  2019, d’une formation axée sur les suites post opératoires et le continuum à suivre lors de la phase de rééducation et de réhabilitation sportive suite à l’opération d’une butée antérieure de l’épaule.

En parallèle, le comité scientifique a travaillé à l’externalisation de la formation sur la réathlétisation du genou pour répondre aux problématiques de leurs collègues orthopédistes. Les premiers modules ont eu lieu au Centre Européen de Rééducation du Sportif de Capbreton. L’élargissement du réseau de professionnels formés permettra la mise en place d’un langage commun facilitant le lien entre les différents intervenants au cours du processus de prise en charge post LCA en s’appuyant sur des données objectives pour optimiser la qualité du retour au sport et faciliter la prise de décision.

En savoir plus sur la prise en charge en rééducation post chirurgie du LCA et les niveaux de récupération motrice.

RE-TURN TO PLAY #10

Cas évoqué : Prise en charge d’une chondropathie femoro-patellaire  chez un footballeur professionnel

La chondropathie femoro-patellaire se caractérise par des lésions cartilagineuses de la trochlée ou de la rotule, les étiologies étant multiples. Elle est caractérisée par des douleurs antérieures le plus souvent en position fléchie associées ou non à des craquements dans les mouvements de flexion/extension.

Le cas pratique évoqué dans cet article concerne un footballeur professionnel international évoluant dans un championnat étranger.  Il présentait une chondropathie rotulienne. L’enjeu de sa venue chez ATHLETIC était une reprise rapide de ses capacités musculaires afin de pouvoir reprendre l’entraînement spécifique pour se laisser la possibilité de choisir le club dans lequel il souhaitait effectuer son dernier challenge. Les douleurs étaient alors récurrentes et intenses avec une forte inhibition de son quadriceps. A son arrivée chez Athletic, le joueur sortait d’une période d’inactivité de 6 semaines (douleurs à la course à pied). Suite à la réalisation du test d’aptitude à la réathlétisation, 10 séances de réathlétisation d’une durée d’1h30 encadrées par un préparateur physique spécialisé pendant 2 semaines consécutives ont été préconisées. Ce sont ajoutées 4 séances de renforcement musculaire isocinétique infra-douloureux concentrique et excentrique du quadriceps du côté symptomatique.

L’objectif principal du protocole était d’effectuer un travail de renforcement spécifique du quadriceps (en privilégiant le renforcement excentrique et plus spécifiquement le vaste medial) sans oublier d’effectuer un travail des ischio-jambiers afin de maintenir l’équilibre de la balance agoniste/antagoniste.  L’objectif secondaire était d’intégrer une préparation physique à la réathlétisation pour optimiser la reprise de début de saison.

Le protocole s’est déroulé en 2 étapes : restaurer les qualités musculaires du quadriceps puis renforcer musculairement le bas du corps avec intensification de la charge de travail associé à du travail d’endurance musculaire. Le renforcement du quadriceps à nécessité beaucoup de précaution afin de limiter les contraintes sur le cartilage tout en permettant un gain significatif de force permettant par la suite de limiter les contraintes mécaniques dans le genou. Le travail fonctionnel complexe n’a été mis en place qu’au cours de la 2ème semaine de travail.

En fin de protocole, le joueur était capable d’effectuer des courses longues, des courses à hautes intensités avec changements de direction, des sauts répétés sur sol stable et instable sans douleur ni appréhension. Il a pu reprendre l’entraînement spécifique football pour se préparer à un nouveau challenge.

RE-VISION #9

  1. Doit- on privilégier un travail musculaire fonctionnel ou un travail musculaire isolé en phase de réathlétisation sur un sportif amateur ?

Réponse : Les deux éléments doivent impérativement être réalisés. Leur proportion dans la planification dépend de leur capacité neuromusculaire mais également de leur contrôle neuromusculaire. Le travail musculaire isolé permet de rééquilibrer le niveau de force maximal du membre lésé en comparaison du membre « sain ». Le travail musculaire fonctionnel permet de retrouver la fonctionnalité des groupes musculaires en situation sportive spécifique.

  1. Le travail de force est-il indispensable lors d’une réathlétisation du LCA sur un patient non sportif ?

Réponse : Oui. Toute personne opérée, qu’elle soit sportive ou non sportive, doit réaliser un travail de force pour agir en prévention secondaire sur le membre lésé mais également en prévention primaire sur le membre « sain ».

  1. Le travail à poids de corps suffit-il pour faire un travail de force ?

Réponse : Non. Et ceci pour deux raisons :

  • l’utilisation de charges additionnelles va permettre une sollicitation plus importante des fibres musculaires et de les préparer à la surcharge subie due à l’activité physique (exemple : on subit 2.5 fois son poids de corps lors de la course à pied).
  • le travail de force en réathlétisation est sous maximal par rapport au niveau développé avant la blessure. L’utilisation de machine permet de regagner progressivement de la force maximale sans surcharger l’articulation et risquer un syndrome rotulien ou tendinopathie.

RE-COMMANDATION #9 – INTÉRÊT DU TRAVAIL D’UN TRAVAIL PLIOMÉTRIQUE EN RÉATHLETISATION

La pliométrie est définie comme l’enchaînement d’une contraction excentrique et d’une contraction concentrique.

L’utilisation du cycle « étirement-raccourcissement » permet aux unités motrices d’atteindre plus vite leur force maximale.

Son entraînement permet d’améliorer la coordination inter et intramusculaire donc la puissance développée par le muscle. Par conséquent, l’athlète va améliorer sa vitesse et son explosivité.

Il convient d’être prudent dans l’évolution de l’entraînement en pliométrie. Tout d’abord, il est nécessaire d’utiliser la pliométrie horizontale surtout lors de cette phase de réathlétisation. Les contraintes sont moins importantes qu’en pliométrie verticale et permettent d’activer la capacité et le contrôle neuromusculaire nécessaire en début de réathlétisation. Ce type de travail va permettre de gagner plus facilement en force maximale. Ensuite, l’introduction de la pliométrie vertical doit se faire progressivement en respectant certains fondamentaux comme le niveau de récupération de la force excentrique et concentrique du quadriceps.

Le travail bipodal en début de processus doit permettre de passer progressivement à du travail en unipodal. Le travail unipodal devra également être découpé en plusieurs phases de contraintes.

En réathlétisation, ce type de travail est très efficace pour le gain de force fonctionnelle et la confiance en soi. Bien utilisé, il permettra d’optimiser la phase de réathlétisation.

Posté dans Nouveautés, RE-COMMANDATION - Commentaires fermés sur RE-COMMANDATION #9 – INTÉRÊT DU TRAVAIL D’UN TRAVAIL PLIOMÉTRIQUE EN RÉATHLETISATION

RE-FLEXION #9

Le comité scientifique s’est penché sur une problématique fréquemment rencontrée dans le traitement des pathologies du genou. Il s’agit du syndrome douloureux rotulien (SDR) ou syndrome femoro-patellaire (SFP). En effet, 15% des patients ayant subi une chirurgie reconstructrice du LCA ont retardé leur reprise d’activité sportive en raison de douleurs liées au SDR (Shelbourne, 1997 ; Savalli, 2004). Il est l’une des complications la plus répandue après une plastie du LCA (Sachs, 1989). 30% des patients opérés par une greffe aux ischio-jambiers souffriraient de douleurs femoro-patellaire (Li, 2011 ; Culvenor, 2016). Le comité scientifique a travaillé pour apporter des éléments de réponse par le biais d’exercices et de protocoles appropriés. Ces travaux ont permis de finaliser un programme de formation d’une journée sur le syndrome douloureux rotulien (SDR) qui vient en complément du module de réathlétisation post ligamentoplastie du ligament croisé antérieur (LCA). L’objectif de cette formation est d’apporter des éléments de réponse complémentaires aux kinésithérapeutes ayant suivi le module de formation en réathlétisation post chirurgie du LCA

En parallèle, le comité scientifique continue son travail sur la mise en place d’un test fonctionnel spécifique de l’épaule dans la même lignée que le K-STARTS. La validation du protocole se poursuit actuellement avec sa mise en place sur des patients opérés.

RÉ-ACTION #9

Dr Thomas ROUSSEAU
Chirurgien orthopédique et traumatologie
http://orthopedie-catalane.fr

Clinique Mutualiste Catalane à Perpignan – 66

C’est aux journées lyonnaises du genou, lors d’une communication du Dr Jean-Marie Fayard que J’ai découvert les travaux réalisés à ATHLETIC.

Il animait une conférence sur les critères objectifs de retour au sport après chirurgie du ligament croisé antérieur. J’ai tout de suite été séduit par le « K-STARTS » et très vite j’ai participé aux modules de formations mis en place à ATHLETIC.

Depuis 1 an, je demande à chaque patient opéré d’une ligamentoplastie du LCA d’effectuer un test de retour au sport « K-STARTS » chez un kinésithérapeute labélisé ATHLETIC avant de reprendre tout sport pivot contact en compétition.

Il s’agit pour moi d’un outil indispensable pour une bonne récupération. Ce test nous procure une évaluation objective et me permet d’encadrer au mieux le retour sur le terrain des patients sportifs. J’ai le sentiment que cette évaluation va contribuer à réduire les risques de re-rupture. Cela permet également aux patients d’être plus confiance et de se sentir de nouveau capable de pratiquer leur activité sportive à leur niveau initial.

J’ai également eu l’occasion de travailler avec l’équipe d’ATHLETIC dans le cadre de la prise en charge d’un rugbyman professionnel suite à une lourde intervention après une grave entorse du genou.

Après une phase de récupération de bonne qualité, ce joueur a présenté des douleurs persistantes qui l’ont handicapé dans sa récupération fonctionnelle.

Les délais de récupération s’allongeaient et il avait du mal à progresser pendant ses séances de réathlétisation.

Je l’ai donc orienté vers ATHLETIC afin qu’il puisse profiter de leur expertise et bénéficier d’un protocole de réathlétisation adapté.

Nous avons organisé une prise en charge multidisciplinaire. Cela a permis la réunion des équipes médicales de Perpignan, du Centre Orthopédique Paul Santy (Dr Capel, Dr Fayard) et d’ATHLETIC.

Nous avons pu identifier le problème et proposer une nouvelle opération sur Perpignan.

Son kinésithérapeute, Nadir El Fassi, qui avait préalablement suivi la formation ATHLETIC et Gregory Vignes Préparateur Physique à Athletic ont mis au point un programme personnalisé de rééducation puis de réathlétisation.

Après sa nouvelle phase de récupération, il a pu terminer son protocole et passé avec succès son « K-STARTS ». Il a maintenant réintégré le groupe pro. Il a retrouvé son niveau de jeu initial et évolue à nouveau en Top 14.

Ce que j’ai apprécié chez ATHLETIC, c’est la facilité d’échanges, la compétence de l’équipe et leur souci d’évaluation au retour au sport grâce à des éléments factuels (K-STARTS).

RE-ATHLETISATION DE A À Z #8 – ABÉCÉDAIRE : C’EST QUOI ?

 

 

Y Balance Test (YBT) : L’YBT est une version simplifiée du Star Excursion Balance Test (SEBT) (3 directions conservées sur les 8 originelles : antérieure, postéro-médiale et postéro-latérale). Il permet de mesurer l’équilibre postural dynamique évalué par la combinaison de l’amplitude articulaire, de la souplesse, du contrôle neuromusculaire et de la force du membre inférieur. Il a été constaté une augmentation du risque de blessure (2.5 fois plus importante) chez les personnes ayant une différence de plus de 4 cm sur la distance antérieure et un risque 6.5 fois plus important chez les femmes ayant une distance moyenne sur l’ensemble des directions inférieure à 94%.

 

 

 

Z (ligne ou strie) :Les lignes Z sont des membranes transversales qui délimitent le sarcomère qui est l’unité contractile du muscle strié. Elles se trouvent dans la bande A qui est uniquement composée de filament d’actine. La strie Z est marquée par l’interpénétration des filaments fins de deux sarcomères contigus.

 

RE-TURN TO PLAY #8 – REATHLETISATION D’UNE BASKETTEUSE AMATEUR A 6 MOIS POST OPÉRATOIRE D’UN LCA

Le basketball nécessite des mouvements spécifiques qui le différencient des facteurs de risque et des mécanismes de blessure des autres sports. Ces demandes ont évolué au cours des deux ou trois dernières décennies avec l’évolution des règles (chronomètre plus court, balle féminine plus légère) qui ont accéléré le jeu, entraînant des adaptations physiologiques des joueurs1. Le basketball est un sport intrinsèquement « vertical » avec en moyenne de 35 à 46 sauts et réception par match, soit 2 à 4 fois plus que le football et le volleyball. Son côté multidirectionnel demande constamment des accélérations et décélérations, des changements de direction ou d’activités toutes les 2 à 3 secondes2,3. En basketball, la procédure chirurgicale la plus réalisée est la reconstruction du ligament croisé antérieur (LCA)4. De nombreuses études ont mis en évidence un taux de lésion du LCA plus important chez les femmes que chez les hommes dans le sport, à tous niveaux de pratique5. Le nombre de rupture du LCA peut être de deux à huit fois plus important chez les femmes que chez les hommes6,7. La majorité des ruptures surviennent entre 15 et 25 ans8. Le taux de rupture du LCA est de 0,29 pour 1000h expositions contre 0,08 de LCA pour les garçons. Chez les basketteurs professionnels, de 0,20 pour 1000h expositions chez les filles et de 0,21 pour les garçons6.  Plusieurs facteurs pourraient expliquer ses différences comme l’influence des hormones, les caractéristiques anatomiques (pente tibiale postérieur, largeur de l’échancrure) et les déficits de force musculaires des quadriceps et des ischio-jambiers9. Dans 70% des cas le mécanisme de rupture est sans contact : 60% lors d’une décélération brutale, 20% prise d’appuis avec rotation lors d’un saut6,9.

Le cas évoqué dans cet article concerne une basketteuse amateure de 18 ans. La reconstruction du LCA a été effectuée par DIDT associée à une reconstruction du ligament antéro-latéral. La prise en charge en réathlétisation chez Athletic a débuté à 6 mois post opératoire.  L’enjeu était la reprise progressive du basketball et une amélioration des diverses qualités physiques.

Les résultats aux tests isocinétique et fonctionnel ont permis de définir un accompagnement sur 6 séances à raison de deux séances hebdomadaires. Les résultats au test isocinétique ont mis en évidence un déficit des ischio-jambiers en excentrique et en concentrique sur la jambe opérée ainsi qu’un déficit bilatéral des quadriceps en excentrique et concentrique. Le résultat de 62/100 au test fonctionnel confirme les résultats du test isocinétique. Il y a présence d’un genou valgum bilatéral ce qui signifie un manque de force des quadriceps en excentrique et un manque de force des stabilisateurs de hanche. De plus, il a été mis en évidence un manque de force concentrique des quadriceps par rapport à son poids de corps et son niveau d’activité sportive. Enfin, les résultats montraient qu’un travail d’explosivité, d’endurance de force et d’explosivité devait être mis en place. Le protocole s’est déroulé sur 3 semaines consécutives. Le premier objectif a été d’augmenter la force excentrique de ses quadriceps et des ischio-jambiers associée à une amélioration de la posture dynamique. Le deuxième objectif a été le développement de la force maximale des quadriceps et des ischio-jambiers associée à du travail de coordination motrice et d’explosivité. Enfin, le dernier objectif a été de complexifier le travail fonctionnel pour se rapprocher des exigences de l’activité du basketball avec la mise en place de sprint et changements de direction associé à un travail de pliométrie. A l’issu de ce programme, Nadia a obtenu de bons résultats au second test fonctionnel (100/100). Le programme a permis à Nadia de corriger son genu valgum dynamique et de rééquilibrer les déficits musculaires qui persistaient à 6 mois post-opératoire. Enfin les séances lui ont permis de reprendre progressivement le basketball tout en confiance et sans appréhension.

 

 

Bibliographie

1/Cormery B, Marcil M, Bouvard M. (2008). Rule change incidence on physiological characteristics of elite basketball players: a 10-year-period investigation. Br J Sports Med. 42:25-30.

2/ Matthew D, Delextrat A. (2009). Heart rate, blood lactate concentration, and timemotion analysis of female basketball players during competition. J Sports Sci. 27:813-821.

3/ McInnes SE, Carlson JS, Jones CJ, Mckenna MJ. (1995). The physiological load imposed on basketball players during competition. J Sports Sci. 13:387-397.

4/ Deitch JR, Starkey C, Walters SL, Moseley JB. (2006). Injury risk in professional basketball players: a comparison of Women’s National Basketball Association and National Basketball Association athletes. Am J Sports Med. 34(7):1077-1083.

5/ McCarthy MM, Voos JE, Nguyen JT, Callahan L, Hannafin JA. (2013). Injury profile in elite female basketball athletes at the Women’s National Basketball Association combine. Am J Sports Med. 41(3):645-51.

6/ Lefevre, B. C. (2011). Revue de littérature : la rupture du ligament croisé antérieur : particularités féminines. Journal traumatologie du sport, 24-30.

7/ Agel J, Arendt EA, Bershadsky B. (2005).Anterior cruciate ligament injury in National Collegiate Athletic Association basketball and soccer: a 13- year review. Am J Sports Med. 33(4):524-530.

8/ Ireland ML. (2002). The female ACL: why is it more prone to injury? Orthop Clin North Am. 33(4):637-651.

9/ Pairot de fontenay, A. M. (2009). Rupture LCA : cas de l’athlète féminine. Journal de traumatologie du sport, 155-162.

 

Posté dans Nouveautés, RE-TURN TO PLAY - Commentaires fermés sur RE-TURN TO PLAY #8 – REATHLETISATION D’UNE BASKETTEUSE AMATEUR A 6 MOIS POST OPÉRATOIRE D’UN LCA

RE-VISION #8

La balance agoniste/antagoniste de la cuisse doit-elle être respectée lors du travail de réathlétisation ?

Oui. Lors de l’évaluation isocinétique réalisée à 6 mois post op, le patient doit avoir recouvré un équilibre de force entre ses quadriceps et ses ischio-jambiers. Deux ratios vont être établis : le premier est le ratio conventionnel qui évalue l’équilibre de force concentrique entre les ischio-jambiers et les quadriceps (IJ/Q≥0.5). Le second est le ratio fonctionnel ou mixte qui évalue l’équilibre de force de la cuisse lors d’un mouvement dynamique, à savoir les quadriceps en concentrique à vitesse rapide et les ischio-jambiers en force excentrique (IJ/Q≥0.9).

 

La prise en charge en réathlétisation débute à 6 mois post opératoire ?

Non. La réathlétisation est composée de 5 phases qui débutent à plus ou moins 4,5 mois post op. Le suivi peut être réalisé jusqu’à 7 mois post op en comptant l’accompagnement sur le terrain.

 

Faut-il mettre en place un programme spécifique de réathlétisation suite à une opération d’un ménisque (suture ou méniscectomie partielle ou totale) ?

Non. La prise en charge reste similaire à celle d’une ligamentoplastie. L’élément principal à prendre en compte est l’intégration de la pliométrie et notamment verticale dans le programme de réathlétisation.

RE-ATHLETISATION DE A à Z #6 – Abécédaire : qui est quoi ?

Quadriceps 

Muscle de la loge antérieure de la cuisse qui regroupent 4 chefs musculaires : le rectus femoris, le vastus lateralis, le vastus intermedius et le vaste medialis. Ils permettent l’extension de la jambe, la flexion de hanche et la stabilisation de la rotule. Ce muscle est largement impliqué dans les syndromes femoro-patellaire d’origine musculaire et notamment une faiblesse dans son mode de contraction excentrique. Lors d’une immobilisation de la jambe, l’atrophie musculaire de la cuisse débute rapidement et touche principalement le quadriceps. Il est donc important de travailler le renforcement du quadriceps dès lors qu’il y a une immobilisation.

Return to play :

La notion d’accompagnement au retour au jeu est banalisée dans le monde du sport professionnel. Dans le milieu amateur, cet accompagnement progressif de « montée en charge » est loin d’être acquis. L’objectif de la structure Athletic, par l’intermédiaire de son département Recherche et Développement, est de mettre en œuvre des protocoles de réathlétisation établis à l’aide de leur comité scientifique composé de chirurgiens, médecins, kinésithérapeutes, préparateurs physiques spécialisés. Cette collaboration a permis de mettre en place des protocoles de réathlétisation précis ainsi qu’un test fonctionnel spécifique au membre inférieur (principalement orienté genou : le K-STARTS) et de partager cette expérience au travers des formations proposées par la structure. Ce partage a pour but de démocratiser la réathlétisation pour la rendre accessible au plus grand nombre.

Synchronisation Unités Motrices (UM) :

Elément appartenant aux facteurs nerveux intervenant dans le cycle étirement-raccourcissement mis en jeu lors d’efforts dynamiques ou explosifs. Les deux autres facteurs nerveux sont le recrutement spatial (nombre d’UM recrutées) et le recrutement temporel (fréquence des impulsions) des unités motrices. L’objectif est d’améliorer la capacité à développer le maximum de force en un temps le plus court possible.

 

Tendinite rotulienne :

Pathologie qui touche principalement les sportifs mais qui peut également être une complication suite à une ligamentoplastie du ligament croisé antérieur. Il s’agit d’une inflammation du tendon rotulien préférentiellement située au niveau de la pointe de la rotule. Les causes les plus fréquentes sont une paire de chaussure inadaptée, une exécution incorrecte d’un geste sportif, des défauts anatomiques, des entraînements sportifs excessifs, une surface de pratique trop dure, des déséquilibres musculaires.