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RE-TOUR D’EXPERIENCE – SEPTEMBRE

Témoignage de Thomas GOURSON- Masseur Kinésithérapeute (38)

« J’ai travaillé à l’Hopital Mermoz où j’ai entendu parler, par l’équipe médicale, du centre REATHLETIC et de leurs travaux en réathlétisation. Faisant beaucoup de LCA, je m’intéressais aux bases de ces principes de prises en charge vu pendant mes études mais pas suffisamment approfondis.

J’ai donc effectué le Module 1 et le Module 2 « Réathlétisation Genou » à Lyon. Les formations étaient très intéressantes car cela apporte une réelle expertise dans la prise en charge du LCA. Avec les 3 intervenants (chirurgien, kinésithérapeute et préparateur physique), nous avons pu avoir une vision d’ensemble sur la prise en charge. Nous avons pu facilement leur poser des questions et mieux comprendre la partie préparation physique, notamment, qui très peu étudiée dans le parcours scolaire.

J’ai beaucoup apprécié la partie pratique car nous avons pris le temps de voir différents exercices de réathlétisation. J’utilise d’ailleurs quotidiennement mes acquis puisque je peux maintenant suivre mes patients de leur rééducation jusqu’à leurs séances de réathlétisation, même si je rencontre des difficultés à rendre payant ces dernières dans ma prise en charge globale.

J’arrive même à adapter les protocoles à d’autres pathologies du membre inférieur (genou, cheville et hanche).

 Ayant été très satisfait de la formation genou, je me suis inscrit au premier module épaule pour juin 2020. En effet, les pathologies de l’épaule sont le 2ème motif de consultation du cabinet : j’avais besoin d’approfondir mes compétences. Etant en période post-confinement, nous étions peu nombreux pendant les 2 journées ce qui nous a permis d’avoir davantage d’échanges avec les intervenants et notamment avec le chirurgien. J’ai donc pu comprendre l’évolution des différentes pathologies qui sont hors de mon périmètre de prise en charge afin de pouvoir conseiller à mes patients des centres spécialisés. J’ai donc remis en question ma manière de travailler au quotidien. Néanmoins, j’ai trouvé que cette formation était trop axée « prise en charge post-opératoire », or la majorité de mes patients souffrant de douleurs à l’épaule viennent au cabinet avant d’être opéré. Il y avait également trop de redondance entre les différentes parties théoriques malgré de bons bilans.

 J’utilise très peu l’application REATHLETIC car j’ai énormément adapté les protocoles à mon travail.

 Je vais maintenant me renseigner sur les autres formations proposées par le centre ! »

Thomas GOURSON
Masseur-kinésithérapeute

5002 route de Bourgoin
38790 Diemoz

thomas.gourson@free.fr

Thomas GOURSON

RÉ-VISION PATHOLOGIES GENOU – SEPTEMBRE

  1. Le taux de retour au sport après une chirurgie d’un conflit femoro-acétabulaire est faible.

Faux.

Le taux de retour est sport est élevé. Cependant, il est dépendant du sport pratiqué et l’on constate dans des sports comme le baseball et le hockey sur glace, une diminution du nombre de matches joués et une diminution de la performance.

 

  1. Existe-t’il des tests cliniques fiables permettant d’établir un diagnostic de conflit femoro-acetabulaire ?

Oui.

Il existe 2 tests généralement utilisés : le FADIR et le FABER.

 

  1. A l’heure actuelle, peut-on évaluer la capacité du retour au sport après une chirurgie d’un conflit femoro-acetabulaire au travers d’un score compsite?

Non.

La structure Reathletic a créé un test composite permettant d’obtenir un score sur 100points. Ce test est actuellement en phase d’expérimentation sur des personnes saines et des personnes opérés.

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RE-TOUR D’EXPERIENCE – MARS

Témoignage de Ronan MERCERIE – Masseur Kinésithérapeute (74)

Je travaille dans un cabinet qui reçoit beaucoup de sportifs pour différentes blessures. Il est facile pour nous de les rééduquer mais souvent nous sommes confrontés à une baisse de performance du côté lésé par rapport au côté sain par manque de formation sur la préparation physique. J’ai donc recherché à avoir une approche complète pour que le sportif puisse effectuer un retour sur le terrain sans risque.

J’avais entendu parlé des formations proposées par REATHLETIC® lors d’une conférence organisée à Annecy par Dr ROLLIER et Dr LEMASLE sur « le return to play après lésion du LCA ».

J’ai commencé par me former au test fonctionnel K-STARTS afin d’obtenir une façon objective d’autoriser la reprise du sport (même si la décision revient généralement au médecin). Ce test permet au patient d’avoir un score qui le rassure et il me permet d’autoriser le patient à reprendre telle ou telle activité.

J’ai ensuite fait le module 1 de formation sur la réathlétisation du genou. Après une rééducation, je me retrouvais souvent confronté à la difficulté de récupérer les capacités physique antérieures à la blessure. Je voulais avoir une approche de la réathlétisation avant de passer un diplôme de préparation physique. J’applique quotidiennement les connaissance apprises et même si ça ne concerne encore que peu de patients, je me sens beaucoup plus sur de moi et sur mes programmes d’exercices que je donne en fin de rééducation quant à leur reprise sportive post blessure.

Je travaille, en plus du cabinet, à la fédération sportive d’ultimate. Nous avons mis en place des visites médicales pluridisciplinaires depuis l’année dernière pour tous les athlètes sélectionnés en équipe nationale. Le but était de faire de la prévention de blessure mais nos tests étaient trop opérateurs dépendants et pas forcément optimaux. J’ai donc alors voulu me former sur le test DPR (Détection de Profils à Risque) qui regroupe beaucoup plus de tests et permet de cibler plus précisément les déficits sur la souplesse, la force et la fonctionnalité. J’ai d’ailleurs recommandé cette formation à tous les kinés qui travaillent avec moi au sein de la fédération, je pense qu’elle peut apporter un vrai plus dans la prévention des blessures chez le sportif.

Ces différentes formations m’ont permis d’obtenir des outils faciles à mettre en place dès la sortie de la formation grâce à l’application proposée et les différents tests facilement applicables. Pour le moment, j’ai peu utilisé l’application mais je la trouve très fonctionnelle et facile à prendre en main. Par contre, je n’ai pas encore le réflexe de regarder la boutique d’exercices disponible.

Les intervenants sont de qualités, ils sont passionnés par la recherche de l’information la plus juste et pertinente à transmettre. Il y a un véritable travail de recherche de leur part. Même si, comme la plupart de mes confrères je préfère l’aspect pratique, l’aspect théorique est essentiel surtout que les informations données sortent toutes d’études récentes.

Le centre ATHLETIC possède des installations de qualités avec toute la gamme Cybex Eagle, une salle de cours bien équipée et un espace vestiaire pour se changer et se doucher après une bonne journée de théorie et pratique. On a accès à toute l’infrastructure et même l’espace récupération.

Je reviendrais, courant 2020 pour finaliser ma formation en réathlétisation genou et faire le 2ème module DPR ! 

Ronan MERCERIE
Masseur-kinésithérapeute

Kiné & Sport
105 route du Président Lavy
74370 Argonay

ronanmercerie@hotmail.fr

Ronan MERCERIE

RÉ-SULTAT GENOU – MARS

Témoignage de Bénédicte CAZERGUE – stage de réathlétisation genou

Je pratique le Touch Rugby à hauteur de 2 entraînements par semaine et des matchs le weekend. C’est un sport où l’on est confronté à beaucoup d’appuis. Je me suis blessée une première fois en 2017 : entorse du genou gauche. Les mois qui ont suivi, j’ai enchaîné différentes petites blessures, toujours sur mon genou. En avril 2018, j’ai décidé d’aller voir un chirurgien du Centre Orthopédique Paul Santy de Lyon (J.M. Fayard) sur les conseils du Dr Capel. En effet, j’avais pour objectif de participer à la Coupe du Monde de Touch Rugby qui devait avoir lieu en mai 2019. Il était donc pour moi indispensable d’être complètement remise à ce moment-là.

A la vue de mes échéances personnelles et professionnelles, le chirurgien m’a donc opéré le 7 mai 2018 d’un LCA avec une suture du ménisque et DIDT.

J’ai commencé à faire des séances de rééducation avec le kinésithérapeute du sport de mon club très rapidement après mon opération. Nous avons entamé un protocole assez long puisqu’il m’a fallu du temps avant de pouvoir courir de nouveau. Je n’avais pas spécialement de douleur mais j’avais beaucoup d’appréhension.

A 6 mois post-opératoire, j’ai passé un test isocinétique avec le Dr Capel puis un test fonctionnel au centre ATHLETIC. Les sauts ont été compliqués à réaliser car je n’avais pas pu en faire en rééducation. Le bilan a confirmé un déficit musculaire avec notamment un travail de renforcement des ischio-jambiers à travailler. A la suite de ces tests, j’ai eu rendez-vous avec le médecin du sport : le Dr Bondoux. Il m’a autorisée à reprendre progressivement les entraînements de Touch Rugby et m’a conseillé des séances de réathlétisation. A ce moment-là, je pensais que la réathlétisation était soit réservée aux sportifs professionnels, soit aux personnes qui font très peu de sport et qui ont besoin d’accompagnement pour reprendre leur activité sportive.

Habitant à Chambery, je ne pouvais pas venir à Lyon tous les 2 jours pendant plusieurs semaines. J’ai donc effectué un stage de réathlétisation d’une journée (1 séance le matin de 1h30, 1 séance l’après-midi de 1h30 avec un préparateur physique)

A la fin de cette journée, Meven Le Guen –préparateur physique expert en réathlétisation- m’a fourni un programme adapté composé de 20 séances à faire deux fois par semaine. Le protocole était très progressif et j’ai pu voir une évolution rapide. J’ai beaucoup apprécié le fait d’alterner entre exercices de musculation et séances dynamiques. Malgré le fait que je faisais mon protocole en autonomie dans une salle de sport, je n’ai rencontré aucune difficulté car Meven m’avait bien expliqué l’utilisation des différentes machines et m’avais surtout indiqué le seuil de douleur jusqu’où je pouvais aller.

Comme je me l’étais fixé, j’ai pu participer à la Coupe du Monde de Touch Rugby sans gêne, douleur ou appréhension ! J’utilise encore régulièrement le protocole de réathlétisation en complément de mes entraînements sportifs.

RÉ-VISION PATHOLOGIES ÉPAULE – MARS

  1. En réathlétisation, pour des sportifs pratiquant un sport de préhension, est-il intéressant de rajouter un travail de grip lors de la réalisation de certains exercices spécifiques ?

Oui.

Une étude de 2011 (Alizadehkhaiyat et al, 2011) a mis en évidence qu’une activation musculaire du supra et de l’infra-épineux était différente pour une même tâche lorsque celle-ci était réalisée à l’aide d’un grip. Ainsi, en pratique, on peut imaginer lors de séances de réathlétisation, pour un judoka par exemple, de réaliser un exercice spécifique de tirage avec un bout de manche de judogi (kimono) afin d’être spécifique et d’avoir un recrutement musculaire plus ciblé.

 

  1. Lors d’une réathlétisation d’épaule, le travail avec sangle de suspension est-il toujours indispensable pour recruter les muscles stabilisateurs de la ceinture scapulaire ?

Non.

Bien que le travail de suspension soit couramment utilisé et qu’il joue un rôle important dans le développement des muscles stabilisateurs du tronc, une étude de 2014 (De Mey et al, 2014) nous apprend que le recrutement musculaire peut être différent en fonction des sportifs qui l’utilisent. Ainsi, il semblerait que les grands groupes musculaires soient généralement plus sollicités chez des personnes qui n’ont pas l’habitude de réaliser ce genre d’exercices. Il serait donc préférable de les garder avec des sportifs ayant l’habitude d’utiliser les sangles de suspension et d’adapter au cas par cas.

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RÉ-SULTAT ÉPAULE – JANVIER

Témoignage de Nicolas JULLIEN – 8 séances de réathlétisation épaule

Depuis 2015 j’ai eu plusieurs blessures à l’épaule gauche jusqu’à une chute de vélo en 2018. A la suite de ce choc, j’ai eu des séances de kinés qui n’ont pas été très efficaces. Je me suis donc fait opérer d’une butée antérieure en juin 2019. Trois mois après mon opération, j’ai eu rendez-vous avec mon médecin du sport qui m’a orienté vers le centre ATHLETIC afin de faire de la réathlétisation pour remuscler le haut du corps.

Le protocole a débuté avec le test TAR (Test d’Aptitude à la Réathlétisation) qui n’a pas été concluant et a donc dû être reporté 1 mois après. Après cela, Valérie – préparateur physique spécialisée dans les pathologies de l’épaule – m’a préconisé 8 séances de réathlétisation.

Elle a dispensé l’intégralité des séances collectives que j’ai effectué où nous étions 2 sportifs maximum. Le rythme était très soutenu mais les exercices étaient variés ce qui permettait une très grande marge de progression, en particulier durant les premières séances. Valérie était très dynamique et vigilante vis-à-vis des différentes douleurs/appréhensions que je pouvais ressentir, permettant ainsi d’adapter les exercices, en particulier en début de protocole. Valérie me permettait d’aller chercher au-delà de mes blocages.

J’ai pu commencer à retrouver mes capacités physiques d’avant blessure au bout de la 6ème séance.

 Pour clôturer le protocole, j’ai passé le test fonctionnel S-STARTS (Shoulder-SanTy Athletic Return To Sport) qui allait définir la reprise, ou non, de mon activité sportive (le football). Ce test était très intéressant car il reflétait bien ma progression et me rassurait donc sur ma reprise.

Après l’accord du médecin du sport, j’ai pu reprendre progressivement le football (sans contact pour commencer) sans gêne ni douleur.

Je recommande la réathlétisation pour toutes les personnes qui se font opérer d’une butée antérieur et qui souhaitent reprendre leur activité sportive sans appréhension. 

RE-TOUR D’EXPERIENCE – JANVIER

Témoignage de Romain FAIVRE – Masseur Kinésithérapeute (25)

En voyant la demande croissante des patients concernant la reprise de leur sport à haut niveau, j’ai commencé à orienter mes fins de rééducation sur la réathlétisation. Mais sans bases de préparateur physique j’ai vite trouvé mes limites. Un chirurgien orthopédique de la clinique dans laquelle j’interviens m’a alors parlé du bilan K-STARTS. Sachant que nous effectuons des bilans d’isocinétisme pré et post-opératoire au quotidien concernant des patients opérés de ligamentoplastie du croisé antérieur du genou, il nous a semblé intéressant de se former au sujet de cette nouveauté. Nous avons alors cherché sur internet où nous pouvions réaliser cette formation et c’est ainsi que nous avons découvert ATHLETIC.

En venant me former au test fonctionnel K-STARTS en 2019, j’ai pu assister le soir à des séances collectives de réathlétisation, ce qui m’a donné envie de poursuivre ma formation et de réaliser les deux modules de réathlétisation (module 1 : tests et orientation post-rééducation & le module 2 : planification des qualités physiques).

 En rentrant de formation j’ai tout de suite commencé à mettre en place les nouveaux exercices et à planifier mes séances en fonction de mes patients et de leur pratique sportive. Les patients qui avaient l’air d’être au point sont apparus rapidement en difficulté sur les nouveaux ateliers car plus durs et plus complets (notamment au niveau renforcement musculaire et cardio).

Pour l’instant l’objectif est de maîtriser l’ensemble des techniques de réathlétisation et de mettre en place le K-STARTS de manière automatique lors du bilan final de nos patients opérés de LCA. Ensuite j’envisagerai peut-être une nouvelle formation !

 Mes attentes par rapport à la formation en réathlétisation ont été pleinement satisfaites voir même au-delà car j’ai découvert des domaines complètement méconnus de ma formation de kinésithérapeute. En effet la formation en préparation physique est vraiment très complète concernant le renforcement musculaire sous toutes ses formes.

 Le centre est tout simplement la structure rêvée pour pratiquer une rééducation du patient sportif ! Les équipements sont au top et le cadre est une belle réhabilitation fonctionnelle d’un ancien bâtiment ! Les intervenants sont très performants et connaissent leur sujet en profondeur. Ils sont également hyper-sympa et abordables : les échanges avec eux sont très constructifs.

 J’applique toutes ces nouvelles connaissances sur l’ensemble des rééducations que je mène sur mes patients ayant un problème au membre inférieur ayant des objectifs sportifs. ( syndrome douloureux rotulien/entorse de cheville/ligamentoplastie de cheville/suite de fracture du MI…)

 Je recommande de faire cette formation à des étudiants kiné que je forme lorsqu’ils seront diplômés ! 

Romain FAIVRE
Masseur-kinésithérapeute

33 chemin des Tilleroyes
25000 Besançon

rom1faivre@gmail.com
03 81 47 21 08

Romain FAIVRE

RÉ-VISION PATHOLOGIES ÉPAULE – JANVIER

  1. Sur un même exercice, de type L-Fly, le réaliser à la poulie produit les mêmes résultats qu’avec un élastique ?

Non.

Le travail à l’élastique est différent de celui à la poulie. Avec un élastique ou une powerband, au fur et à mesure que l’amplitude du mouvement augmente, la tension augmente également, ce qui permet un meilleur gain de force sur le mouvement (Garcia-Lopez et al, 2016). De plus, pour une même intensité, une résistance élastique permet une meilleure sollicitation musculaire qu’avec une résistance constante (Hughes et al, 2005).

 

  1. Les différentes articulations de l’épaule sont toutes stabilisées à la fois de façon active et passive ?

Non.

La stabilisation active ou dynamique se fait par le système musculaire tandis que la stabilisation passive se fait par le système tendino-ligamentaire. Parmi les différentes articulations de l’épaule (la gléno-humérale, la scapulo-thoracique, la sterno-costo-claviculaire et l’acromio-claviculaire), seule la scapulo thoracique est stabilisé par un système dynamique de muscles tandis que les trois autres articulations sont stabilisées de manière passive ET active.

 

  1. Chez des sportifs de haut-niveau, le risque de récidive d’une instabilité gléno-humérale est plus faible après intervention chirurgicale qu’après traitement conservateur ?

Oui.

Une récente étude (Lu et al, 2019) s’est intéressée à des joueurs NBA ayant subi une luxation ou subluxation de l’épaule. Parmi les principaux résultats, il en ressort que les sportifs ayant eu une réduction chirurgicale de leur instabilité gléno-humérale avaient seulement 6% de risques de récidives quand les joueurs qui ont eu un traitement conservateur avaient près de 24% de risques.

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RÉ-VISION #15

  1. Après une intervention chirurgicale par procédure Latarjet, tous les sportifs reprennent leur sport principal au même niveau qu’avant blessure?

Non.

Dans la littérature scientifique, il est souvent fait état d’un taux de retour au sport sans toutefois préciser le niveau de celui-ci. On observe alors que le taux de retour au sport au même niveau varie de 56% (Beranger, 2016) à 83% (Boileau, 2014). Nous trouvons même, dans 21,3% des cas (Beranger, 2016), un changement de pratique sportive à la suite de cette opération.

 

  1. Existe-t-il un test spécifique à la butée antérieure par Latarjet pour valider le retour au sport ?

Non.

Plusieurs tests sont décrits dans la littérature concernant les membres supérieurs, que ce soit en chaîne cinétique ouverte ou fermée, ou encore en uni ou en bilatérale. Cependant, pour la procédure Latarjet, aucun test n’est à ce jour validé (Hurley, 2019). C’est dans cet objectif que la batterie de tests fonctionnels S-STARTS a été créée.

 

  1. Peut-on faire de la réathlétisation pour une instabilité d’épaule sans pour autant en être opéré ?

Oui.

Lors d’épisodes de subluxations ou de luxations, l’intervention chirurgicale est privilégiée, notamment chez des sujets sportifs, jeunes et présentant plusieurs récidives (Ialenti, 2017). Cependant, ce n’est pas la seule option. Un traitement conservateur peut alors être fait et est notamment réalisé chez des sujets âgés, peu actifs et avec peu de récidives (Lévy, 2011). Dans le cas de sportifs non opérés, la réathlétisation se fera alors dans le but de renforcer les muscles stabilisateurs des omoplates ainsi que les muscles protégeant l’articulation glénohumérale, le tout en respectant les spécificités sportives avec pour objectif de reprendre leur activité en évitant le risque de récidive.

RÉ-SULTAT #15

Témoignage d’Arnaud EYCHENNE – 6 séances de réathlétisation épaule

Je me suis fait opérer de l’épaule gauche en décembre 2018 mais j’avais déjà subi une opération de l’épaule droite en 2011. Ayant été suivi les 2 fois par le même médecin du sport (le Dr Borel), il connaissait ma volonté d’avoir une rééducation efficace pour pouvoir reprendre mon activité sportive dans les meilleures conditions. En effet, je pratique du VTT de descente et enduro en compétition et je souhaitais retrouver mon niveau d’avant la blessure.

Il m’a donc orienté vers la réathlétisation. Je ne savais pas vraiment à quoi m’attendre car c’était la première fois que je suivais ce type de programme.

Après avoir eu son accord à 3 mois post-opératoire, j’ai pu me rendre au centre ATHLETIC pour la première séance durant laquelle Dimitri, doctorant en sciences du sport et préparateur physique, m’a fait passer le TAR (Test d’Aptitude à la Réathlétisation). Ce test a déterminé que je pouvais suivre un programme de réathlétisation et il a été convenu que je fasse 6 séances avant un prochain bilan.

J’ai apprécié l’approche personnalisée et très détaillée / analytique du test. En effet, des mesures précises ont été enregistrées lors de différents exercices (force en rotation interne/externe, amplitudes, explosivité etc.) permettant d’avoir des données servant de base de travail pour la suite.

Ce bilan a permis une lecture très ciblée des faiblesses que j’avais développé et donc de fixer des axes de travail adaptés.

Le rythme me paraissait léger lors des premières séances mais il s’agissait d’abord de me réhabituer à l’effort et de ne pas forcer trop vite sur l’articulation. Puis le degré de difficulté a augmenté progressivement et je sentais que je passais des paliers de progression très nets séance après séance.

J’étais suivi pour les 6 séances par Valérie, préparateur physique spécialiste en réathlétisation épaule, qui a été top car très professionnel dans sa manière de me prendre en charge : toujours à donner du sens à chaque exercice et à être derrière moi pour s’assurer qu’ils étaient bien exécutés ! Elle était à la fois très sympa et en même temps rigoureuse dans le déroulé des séances et l’application du programme, bref, j’ai beaucoup apprécié son coaching.

La confiance est revenue progressivement et je ressentais de moins en moins l’appréhension de me faire mal.

Lors du bilan S-STARTS (Shoulder-SanTy Athletic Return To Sport) les tests pratiqués ont permis d’avoir des données chiffrées rendant mes progrès quantifiables. C’était très intéressant de pouvoir le constater.

J’ai repris progressivement et prudemment le VTT en retrouvant rapidement mes sensations. Je n’ai pas ressenti « d’alertes » sur une faiblesse particulière de mon épaule opérée.

Au bout d’une semaine d’entraînements, j’avais retrouvé la vitesse et la technique de mon niveau de compétition même s’il me manquait de l’endurance physique générale (due à ma longue période d’inactivité sportive).

Je suis très satisfait de la réathlétisation épaule dispensée au centre ATHLETIC que j’ai d’ailleurs recommandée à ma sœur pour son épaule opérée. Elle a été aussi prise en charge par Valérie et est très contente !